🚀 L’or franchit les 3.000 $ : un tournant historique pour l’économie mondiale
Pour la première fois dans l’histoire, l’once d’or a dépassé les 3.000 dollars. Ce rallye spectaculaire, marqué par une hausse de 13 % depuis le début de l’année après un bond de 27 % en 2024, reflète une transformation majeure du paysage économique mondial. Entre incertitudes géopolitiques et perte de confiance dans le dollar, l’or s’impose plus que jamais comme une valeur refuge.
🌍 Un monde de plus en plus incertain
Si l’or grimpe en flèche, c’est avant tout parce que l’environnement économique et politique est sous tension. La menace de nouvelles taxes douanières de Donald Trump, la guerre en Ukraine et la fragmentation des alliances internationales inquiètent les investisseurs. « Si les investisseurs acceptent de renoncer à du rendement, c’est parce que nous sommes dans un monde très incertain », explique Ole Hansen de Saxo Bank.
Même en cas d’accord de paix, la « prime géopolitique » de l’or ne disparaîtrait pas immédiatement, notamment si l’Europe devait envoyer des soldats en Ukraine. La volatilité reste donc de mise, alimentant la demande pour l’or.
💰 Pourquoi l’or plutôt que le dollar ?
Traditionnellement, en période de crise, les investisseurs se réfugiaient dans le dollar ou la dette américaine. Mais depuis 2022, un changement radical s’opère. La guerre en Ukraine et le gel des avoirs de la banque centrale russe ont incité de nombreux pays, notamment émergents, à réduire leur exposition au dollar. Résultat : une ruée vers l’or, orchestrée en grande partie par les banques centrales.
Ces dernières années, elles ont acheté plus de 1.000 tonnes d’or par an, contre 500 tonnes en moyenne auparavant. Sans ces achats massifs, l’or vaudrait à peine 2.000 dollars aujourd’hui, selon les modèles économiques traditionnels.
🏦 Les banques centrales en première ligne
Le mouvement ne s’arrête pas là. Un sondage du World Gold Council révèle un engouement inédit des banques centrales pour l’or, notamment dans les pays émergents. Pourquoi ? Parce que l’or est un actif sans risque de contrepartie : il ne peut être gelé ou saisi par des gouvernements étrangers.
La Chine, par exemple, a drastiquement réduit ses réserves en bons du Trésor américain au profit de l’or. Aujourd’hui, ses réserves officielles atteignent 2.279,5 tonnes, bien que cela reste loin des niveaux occidentaux (60 à 80 % des réserves en or).
📉 Des taux d’intérêt bas pour soutenir la dette
Avec une dette américaine qui dépasse 35.460 milliards de dollars (plus de 120 % du PIB), les banques centrales n’ont pas d’autre choix que de maintenir des politiques monétaires accommodantes. Et qui dit taux bas, dit or en hausse !
Benjamin Louvet, spécialiste des matières premières, souligne que les banques centrales elles-mêmes anticipent des taux durablement faibles, ce qui joue en faveur du métal jaune. Entre la guerre commerciale, la transition énergétique et l’inflation, l’or semble bien parti pour rester au sommet.
🔮 Conclusion : l’or, une valeur refuge plus forte que jamais
L’or au-delà des 3.000 dollars marque un tournant. Dans un monde où l’instabilité politique et économique est devenue la norme, il s’impose comme un bouclier contre les crises. Alors que les banques centrales, en particulier celles des pays émergents, continuent de renforcer leurs réserves, la question n’est plus de savoir si l’or va rester haut, mais jusqu’où il pourrait grimper.
💬 Et vous, considérez-vous l’or comme un placement incontournable pour l’avenir ?
📌 Source : Les Échos, publié le 14 mars 2025 à 11:27