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Devises : les « flash-crash » provoqués par un excès d'activité 

Les chutes brutales et très rapides des devises, sont précédées d'une hausse des volumes et de la liquidité. Des ordres de ventes massifs ne parviennent plus à trouver des acheteurs dans de bonnes conditions. Des arrêts de cotations sont peu réalistes sur le plus grand et décentralisé des marchés. Les  chutes brutales et rapides , les « flash crash » des monnaies sont précédées de volumes plus importants qu'en temps normal. C'est la conclusion d'un rapport réalisé par des stratèges de la Deutsche Bank. Le marché est très polarisé et déséquilibré avant ces trous d'air. Exemple : le 2 janvier 2019.


Au Cameroun, le manque de devises met à mal l'économie du pays 

Direction le Cameroun, ou un euro est désormais échangé contre 800 Francs CFA 150 francs de plus que la valeur fixe. Depuis plusieurs semaines, la pénurie des devises étrangères affectent l'économie du Cameroun et des pays de la zone franc de l'Afrique Centrale. C'est donc le système D pour trouver des devises dans la rue.


Devises : la Fed devrait baisser ses taux de 25 points 

11/07/2019 | 13:12

Jeudi midi sur le marché des changes, la monnaie unique européenne conservait l'avance prise la veille face au dollar américain (+ 0,41%) en grappillant encore 0,09% ce midi, à 1,1241 dollar. En revanche, l'euro se tassait légèrement face au sterling, au franc suisse et au yen. Que retenir du premier rapport semestriel de politique monétaire présenté hier par le président de la Fed devant la chambre basse du parlement américain (il fera de même tout à l'heure devant le Sénat), ainsi que du compte-rendu du dernier comité de politique monétaire ? 'Certes, Jerome Powell et les 'minutes' du dernier FOMC ont clairement validé l'idée d'une baisse des taux directeurs à la fin du mois. Face à l'augmentation de l'incertitude, le comité de politique monétaire de la Fed désire prendre une 'assurance', par une baisse des taux directeurs', comment un analyste ce matin. 'L'économie américaine reste solide mais l'incertitude politique pèse lourdement sur le comportement des chefs d'entreprises et, face à un risque inflationniste limité, une baisse de 25 points de base des taux directeurs à la fin du mois est acquise. Mais le discours du président du Fed n'est pas suffisamment 'anxiogène' ou négatif pour anticiper une baisse de 50 points de base', ajoute-t-il. Certes, selon l'indicateur FedWatch du CME, la probabilité implicite la plus forte est, à hauteur de 69,3%, que le FOMC qui se terminera le 31 juillet ramènera le principal taux directeur de 2,25-2,50% à 2-2,25%. Notons cependant que la perspective d'une baisse de 50 points de base est remontée, en deux jours, d'un taux de probabilité presque nul à 30,7%. Enfin, chez la Banque Postale (LBP) AM, on indique ce matin : 'le recul annoncé du taux directeur américain doit se lire comme une 'invite' faite aux autres banques centrales à assouplir aussi leur réglage monétaire. Il n'y a pas que la BCE qui est concernée.' Parmi les annonces statistiques de la matinée, notons que l'indice des prix à la consommation d'Allemagne est, en données harmonisées, ressorti à 1,5% au mois de juin, soit un peu au-dessus les attentes. En France, il est comme prévu ressorti à 1,4%, là aussi en légère accélération séquentielle.


08/07/2018 = Devises : le dollar défie Trump en saluant l'emploi US

Le billet vert a bondi vendredi après la publication de chiffres de l'emploi plus solides que prévu aux Etats-Unis en juin. De quoi enrager Donald Trump, qui n'a de cesse de critiquer le dollar fort et la Fed, dont les taux sont selon lui trop élevés. 

Le dollar a salué vendredi par un vif rebond de solides chiffres de l'emploi en juin aux Etats-Unis. L'indice du dollar, qui mesure les fluctuations du billet vert face à un panier de six devises de référence, a ainsi bondi de 0,55% à 97,25 points après ces chiffres, avec un plus haut en séance à 97,44 pts. Les créations d'emplois ont atteint 224.000 en juin aux Etats-Unis, un chiffre bien supérieur aux 165.000 attendus, mettant à mal l'hypothèse selon laquelle la croissance américaine connaîtrait un net ralentissement... Une forte baisse des taux de la Fed dès sa réunion de juillet apparaît donc moins urgente, favorisant le rebond du billet vert et des taux d'intérêts. Le rendement du T-Bond à 10 ans a rebondi vendredi de 9 points de base à 2,04%. L'outil Fedwatch du CME Group table encore sur une baisse des taux de la Fed le 31 juillet, mais d'un quart de point plutôt qu'un demi-point. L'euro cédait de son côté vendredi soir 0,52% à 1,1225$, déprimé par l'annonce d'une baisse inattendue des commandes industrielles en Allemagne, qui relance les spéculations en faveur de nouvelles mesures d'assouplissement monétaire de la BCE. Les commandes à l'industrie de la première économie de la zone euro ont ainsi décroché de 2,2% en mai par rapport à avril, alors que le consensus tablait sur une quasi-stabilité (-0,1%). En outre, le ministère allemand de l'Economie a précisé qu'il n'y aurait probablement pas d'amélioration à court terme. La Fed "ne sait pas ce qu'elle fait". Aux Etats-Unis, Donald Trump s'est chaudement félicité des bons chiffres de l'emploi, vendredi, mais il s'en est une nouvelle fois pris à la Réserve fédérale, deux jours après avoir critiqué une nouvelle fois la force du dollar, menaçant même d'intervenir sur le marché pour affaiblir la devise américaine afin de rendre les entreprises américaines plus compétitives. 

Le président américain a accusé vendredi la Fed de ne "pas savoir ce qu'elle fait" et a jugé que l'économie américaine "serait comme une fusée" si la banque centrale baissait les taux. "Mais nous payons beaucoup d'intérêts et ce n'est pas nécessaire. Malheureusement nous avons une Fed qui ne sait pas ce qu'elle fait", a martelé le président devant des reporters depuis la Maison Blanche. "La Chine et l'Europe jouent le grand jeu de la manipulation des devises" Mercredi, via Twitter, Trump avait accusé une nouvelle fois la Chine et la zone euro de manipuler leurs monnaies, afin de rendre leurs produits plus compétitifs. Pour la première fois, il a évoqué une possible intervention du Trésor américain pour faire baisser le dollar, ce qui serait une première depuis 30 ans. "La Chine et l'Europe jouent le grand jeu de la manipulation des devises et pompent de l'argent dans leur système pour faire concurrence aux Etats-Unis", a déploré le président américain sur Twitter. "Nous devrions FAIRE COMME EUX ou continuer à rester assis comme des idiots à regarder les autres pays jouer leur petit jeu comme ils le font depuis de nombreuses années", a affirmé le locataire de la Maison-Blanche, qui est déjà lancé dans sa campagne en vue d'une réelection en 2020, qui dépendra notamment de la bonne santé de l'économie et de la Bourse américaine.


07/07/2019 = La BPC confiante dans la régulation des flux monétaires

Les autorités de la régulation financière de Chine ont indiqué que le pays maintiendrait les fluctuations transfrontalières de capitaux sous contrôle au cours de la poursuite de l’ouverture du secteur financier, afin de limiter les risques d’exposition aux fonds spéculatifs extérieurs. Le pays est en train de prendre des mesures pour « éliminer les fluctuations des flux de capitaux transfrontaliers et réduire leur impact sur le taux de change », a expliqué Huo Yingli, la directrice générale de l’Administration macroprudentielle de la Banque populaire de Chine (PBC), la banque centrale du pays. Ses remarques ont fait suite à la mise à niveau du plan d’ouverture nationale par les législateurs de Chine, à la suite du Sommet du G20 au Japon. Les dirigeants chinois se sont engagés à lever toutes les restrictions sur les investissements étrangers en-dehors d’une nouvelle édition de la liste négative, mais également à se concentrer sur une plus grande ouverture dans de nombreux domaines clés, notamment le secteur financier. La banque centrale est en train de renforcer le contrôle des flux de capitaux transfrontaliers, afin de limiter les fluctuations imprévues qui pourraient nuire à la stabilité du yuan, a indiqué samedi dernier Huo Yingli, lors d’un forum financier. Les autorités de régulation équilibrent l’ouverture plus large avec la stabilisation du marché et accompliront une ouverture de haute qualité, même si les difficultés de contrôle des risques sont en hausse, a-t-elle souligné. Huo Yingli a confirmé que les restrictions sur les transactions financières transfrontalières, à la fois entrantes et sortantes, diminueront progressivement jusqu’à leur suppression complète.

Face aux incertitudes découlant des tensions commerciales, certaines régions et certains pays préfèrent aujourd’hui utiliser leurs propres devises dans le commerce et l’investissement mondial, déclenchant des réformes dans le système monétaire mondial basé sur le dollar US et apportant plus de potentiel pour l’utilisation plus large du yuan dans le monde, a-t-elle noté. Les autorités monétaires œuvrent à supprimer les obstacles dans le processus d’internationalisation du yuan, indiquent les observateurs. Ces derniers s’attendent à ce qu’une plus large ouverture du marché financier chinois stimule de manière substantielle l’utilisation du yuan à l’étranger. Selon l’Institut monétaire international (IMI) de l’Université Renmin de chine, la part du yuan dans le commerce, l’investissement et les réserves étrangères dans le monde est passée de 2,95 % à la fin 2018 à 3,2 % au premier trimestre de cette année. Elle a enregistré un pic historique à 4,91 % au deuxième trimestre de l’année dernière, alors que les investissements directs mondiaux diminuaient du fait des tensions commerciales croissantes. Le yuan est alors devenu la troisième devise internationale la plus importante au monde, surpassant la livre sterling et le yen japonais. Les autorités de régulation des changes tentent de combiner les marchés des changes onshore et offshore, qui utilisent actuellement des taux de change du yuan différents. Par l’intermédiaire des banques à Hong Kong, les investisseurs étrangers sur le marché offshore peuvent échanger des devises étrangères en se basant sur les taux de change onshore, a expliqué Huo Yingli. Rien n’empêchera plus les institutions étrangères de réaliser des transferts par le biais des différents programmes de connexion des investissements, comme le mécanisme de connexion boursière et obligataire entre la partie continentale de la Chine et Hong Kong, ou encore le mécanisme de connexion boursière entre Shanghai et Londres, a-t-elle ajouté.

D’après Wang Fang, un professeur de l’IMI, les entreprises et les institutions financières chinoises doivent renforcer leurs capacités à gérer les risques dans les transactions commerciales transfrontalières, mais aussi prévenir les risques législatifs et juridiques provenant de certains pays étrangers. La participation des investisseurs étrangers dans le marché financier intérieur chinois est de plus en plus importante. Selon la Banque centrale, la détention étrangère d’obligations chinoises a atteint les 1890 milliards de yuans (244 milliards d’euros) en mai, enregistrant une hausse de 27 % en glissement annuel. Les investissements étrangers dans les actions cotées onshore ont quant à eux atteint les 1510 milliards de yuans, soit une croissance de 14 % en glissement annuel. A la fin du mois de mai, la Chine a dépassé le Japon pour devenir le deuxième plus grand marché obligataire au monde.


03/07/2019 = Devises : légère reprise de l'euro

Mardi midi sur le marché des changes, la monnaie unique européenne se reprenait de 0,11% face au billet vert américain, à 1,1299 dollar, après sa glissade de la veille (- 0,87%). L'euro progressait de manière plus marquée contre le sterling (+ 0,34% à 0,8962). Le billet vert a été porté hier par l'annonce de la reprise des négociations commerciales entre les Etats-Unis et la Chine, et de davantage d'optimisme autour du dossier de l'équipementier télécoms chinois Huawei. Même si la Fed pourrait se montrer plus accommodante encore dans les mois qui viennent. 

Les statistiques européennes ont été rares ce matin, à l'exception des ventes au détail allemandes de mai, dont la hausse sur un an (+ 4%) a dépassé les attentes du consensus (+ 2,7%). Reste enfin l'interminable dossier du Brexit, alors que les membres du Parti conservateur sont en train de départager celui qui, de MM. Johnson et Hunt, deviendra probablement le futur Premier ministre. Nombreux sont les observateurs qui redoutent un 'hard Brexit', soit une sortie du Royaume-Uni de l'UE sans accord. Chez UBS Global Wealth Management, on se veut confiant : 'un Brexit sans accord est peu probable le 31 octobre. Un scrutin législatif ou bien un deuxième référendum devraient suivre', indiquent les analystes ce matin.


AFP•02/07/2019 à 17:20 = L'euro cherche à progresser face au dollar après des informations venant de la BCE

L'euro montait un peu face au dollar mardi, dans un marché animé par des informations sur la politique monétaire de la Banque centrale européenne. Vers 11H35 GMT (13H35 à Paris), l'euro gagnait 0,15% à 1,1303 dollar, après avoir perdu 0,67% lundi. L'euro, plutôt stable face au billet vert en début de séance, s'est soudainement apprécié après que Bloomberg a révélé, citant des sources proches, que les responsables de la Banque centrale européenne ne voyaient pas d'urgence à baisser les taux d'intérêt dès la prochaine réunion, prévue à la fin du mois. 

"Les marchés avaient réellement considéré une action de ce type comme acquise, mais cela les a calmés", a commenté auprès de l'AFP Chris Beauchamp, analyste pour IG. Une baisse des taux d'intérêt, décidée afin de soutenir l'économie, a également pour effet de rendre l'euro moins rémunérateur et donc moins attractif pour les cambistes. Le fait que la BCE ne voit pas d'urgence à décider d'une telle action a donc tendance à soutenir la monnaie unique. De plus, les tensions entre l'Italie et la Commission européenne pourraient s'apaiser après que Rome a indiqué viser désormais un déficit autour de 2% du PIB en 2019, contre 2,4% auparavant, avaient déjà souligné un peu plus tôt Lee Hardman et Fritz Louw, analystes pour MUFG. Lundi, les taux d'emprunt de l'Italie se sont détendus, relâchant un peu la pression qui pèse sur le pays. 

Eviter une nouvelle crise de la dette en Italie serait "un développement bienvenu" qui bénéficierait à la monnaie unique, étant donné la faible croissance de la zone euro, ont expliqué MM. Hardman et Louw. Mais la devise européenne a cependant rapidement effacé une grande partie de ses gains acquis suite à la publication de Bloomberg, tandis que "la vision accommodante du discours de M. Draghi reste en place", a poursuivi M. Beauchamp. Il y a deux semaines, Mario Draghi, le patron de la BCE, avait jugé que des "mesures de relance supplémentaires seront nécessaires" si l'inflation continuait à s'éloigner du niveau légèrement inférieur à 2% visé par l'institut. Cette légère remontée de la devise européenne survient au lendemain d'une nette baisse, due notamment à la trêve commerciale conclue ce week-end entre les Etats-Unis et la Chine. 

Celle-ci a profité au dollar car, selon les analystes, elle diminue les risques qui planent sur l'économie américaine, et donc la pression qui pèse sur la Fed pour baisser ses taux. Avant l'ouverture du marché américain, la devise australienne poursuivait sa hausse face au billet vert, gagnant 0,4% à 0,6993 dollar américain pour un dollar australien. La Banque centrale australienne (RBA) a décidé mardi d'abaisser son taux d'intérêt pour la deuxième fois en moins d'un mois, à 1%, un plus bas historique, afin de soutenir son économie qui n'a pas connu de récession depuis 28 ans. Cette décision était attendue par les marchés. Surtout, l'institution a modifié son communiqué par rapport à sa précédente réunion en soulignant qu'elle ajustera sa politique monétaire, mais seulement "si nécessaire". "Concrètement, cela signifie que la banque centrale australienne n'est plus en pilotage automatique et ne baissera pas ses taux aveuglément" dans le futur, a expliqué Ulrich Leuchtmann, analyste pour Commerzbank.


L'euro reste en hausse face au dollar après la nomination de Christine Lagarde à la BCE

 L'euro demeurait en légère hausse face au dollar mardi, dans un marché animé par des informations sur la politique monétaire de la Banque centrale européenne, le marché accueillant par ailleurs de manière mutique la nomination de Christine Lagarde à sa tête. Vers 19H00 GMT (21H00 à Paris), l'euro gagnait 0,09% à 1,1296 dollar, après avoir perdu 0,67% lundi.  A la tête du Fonds monétaire international, Christine Lagarde, 63 ans, à été désignée pour prendre la présidence de la Banque centrale européenne, la première femme à diriger cette institution très stratégique pour l'Europe.

"Elle est taillée dans la même étoffe que Mario Draghi", le président sortant, a réagi Joe Manimbo de Western Union pour justifier l'absence de réaction des marchés à cette nomination. "Cela suggère que la BCE va continuer sur sa voie actuelle, à savoir apporter du stimulus à l'économie" à travers notamment des taux d'intérêt bas, a-t-il ajouté. Cette politique a tendance à avoir pour effet d'affaiblir la monnaie unique, les baisses de taux rendant moins attractive car moins rémunératrice l'acquisition de cette devise. Mais l'euro demeurait en hausse face au dollar mardi après que Bloomberg a révélé plus tôt, citant des sources proches, que les responsables de la BCE ne voyaient pas d'urgence à baisser les taux d'intérêt dès la prochaine réunion, prévue à la fin du mois. "Les marchés avaient réellement considéré une action de ce type comme acquise, mais cela les a calmés", a commenté Chris Beauchamp, analyste pour IG. De plus, les tensions entre l'Italie et la Commission européenne pourraient s'apaiser après que Rome a indiqué viser désormais un déficit autour de 2% du PIB en 2019, contre 2,4% auparavant, avaient souligné un peu plus tôt les analystes de MUFG.

Eviter une nouvelle crise de la dette en Italie serait "un développement bienvenu" qui bénéficierait à la monnaie unique, étant donné la faible croissance de la zone euro, ont-ils expliqué. La devise européenne a cependant rapidement effacé une partie de ses gains acquis après la publication de Bloomberg, tandis que "la vision accommodante du discours de M. Draghi reste en place", a poursuivi M. Beauchamp. Il y a deux semaines, Mario Draghi avait jugé que des "mesures de relance supplémentaires seront nécessaires" si l'inflation continuait à s'éloigner du niveau légèrement inférieur à 2% visé par l'institut. La légère remontée de la devise européenne mardi survient au lendemain d'une nette baisse, due notamment à la trêve commerciale conclue ce week-end entre les Etats-Unis et la Chine. Celle-ci a profité au dollar car, selon les analystes, elle diminue les risques qui planent sur l'économie américaine, et donc la pression qui pèse sur la Fed pour baisser ses taux.


L'euro quasi-stable contre le dollar

(AOF) - La monnaie unique s'effrite de 0,02% à 1,368 dollar en fin d'après-midi. la principale statistique du jour n'ayant pas réservé de surprise. L'inflation IPCH, qui permet la comparaison avec les autres pays européens, s'est élevée à 0,1% en juin 2019 par rapport au mois précédent en Allemagne. L'inflation a atteint 1,3% en rythme annuel. Le consensus Reuters visait une progression de 0,1% en juin et une hausse de 1,3% en rythme annuel. L'inflation allemande est bien inférieure à l'objectif de la BCE d'environ 2%.


Calme plat sur le marché des changes, avant la tempête ?

LONDRES (Reuters) - Les marchés des changes sont tellement calmes que le responsable européen des ventes sur les devises de Nomura s'est mis à l'obligataire. Il n'y a aucun intérêt à présenter des opportunités sur les changes aux clients en l'absence de forts mouvements de marché qui pourraient éveiller leur intérêt, a dit Fabrizio Russo à Reuters. "C'est inutile. Quand les marchés sont calmes, c'est vraiment inutile d'appeler (les clients)." "Je leur vends des obligations" a-t-il ajouté soulignant le contraste entre l'apathie du marché des changes et la ruée sur les obligations d'Etat européennes au cours des dernières semaines. Fabrizio Russo est loin d'être le seul à expérimenter le "déserte des cambistes" à Londres, qui reste la principale place sur un marché des changes mondial qui traite l'équivalent de 5.100 milliards de dollars en moyenne chaque jour. Pour les traders les plus anciens, cette situation n'est pas sans rappeler celle qui prévalait avant l'éclatement de la grande crise financière de 2008. L'indice Deutsche Banks de la volatilité sur le marché des changes, en baisse depuis 2017, est tombé à un plus bas de quatre ans et demi et se situe actuellement aux deux tiers de ses niveaux de début 2019 et plus de 50% en dessous de ses pics d'il y a trois ans. La faiblesse de la "vol", le diminutif pour les mesures de la volatilité implicite calculées à partir des cours sur les options, montre que l'ordre règne en apparence sur le marché des changes, excluant les brusques mouvements qui sont autant d'occasion de gagner de l'argent et d'alimenter la demande pour des produits de couverture. Alors que les grandes banques centrales ont toutes signalé leur intention de renouer si nécessaire avec leur politique d'assouplissement extraordinaire, la déprime des cambistes risque de se prolonger avec la convergence vers zéro des taux à court comme à long termes et un nouveau rétrécissement des écarts de rendement entre les principales devises.

L'inertie du marché des changes aux turbulences des marchés était patente le 18 juin après les déclarations du président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, se disant prêt à faire le nécessaire pour ranimer l'inflation au sein de la zone euro. Cette déclaration, qui a pris les marchés de court, a fait plonger le rendement des emprunts d'Etat allemand à 10 ans à des plus bas records et brièvement fait passer celui des emprunts d'Etat français en territoire négatif pour la première fois. L'indice Stoxx 600 des valeurs européennes a bondi de 2% sur la séance. Qu'a fait l'euro ? Il n'a reculé que de 0,4% par rapport au dollar, un mouvement bien faible par rapport à ceux enregistrés depuis sa création et seulement sa quatrième plus forte variation quotidienne depuis le début du mois de juin. L'euro/dollar, la paire de devises la plus traitée au monde, ne s'est pas négocié en dessous de 1,10 dollar, ni au-dessus de 1,16 dollar depuis octobre, soit une fourchette d'à peine plus de 4% en dépit des craintes de récession, de la guerre commerciale et du revirement monétaire de la Réserve fédérale. En revanche, la volatilité sur les bons du Trésor américain est au plus haut depuis avril 2017 tandis que l'indice VIX de la volatilité sur le S&P 500 se maintient près de deux fois au-dessus de ses points bas de 2017. "La Fed est complètement à la manoeuvre et les taux décalent nettement mais il n'y a aucune traduction de cela sur le marché des changes. C'est étrange à voir", a dit Russell LaScala, co-responsable des changes chez Deutsche Bank. "C'est devenu une classe d'actifs très endormie."


Marché des changes : une compétition plus acharnée en 2018

Pour la deuxième année consécutive, JPMorgan est leader mondial du marché des devises mais Deutsche Bank remonte la pente. Deux firmes de trading haute fréquence concurrencent les banques dans leur chasse gardée historique. BNP Paribas a 3% de part de marché et SG 2,2%.

Pour la deuxième année consécutive, JP Morgan est la banque leader mondiale sur les devises avec une part de marché de 9,8 % en 2018 contre 12,1 % l'année précédente, selon le classement annuel établi par « Euromoney ». Deutsche Bank, longtemps premier avant un décrochage, a regagné 6 places pour arriver au second rang et talonner la banque américaine. Elle est leader en Europe avec 10,8 % de part de marché et au troisième rang mondial sur le segment des options de change. Automatisation : Deux firmes de trading haute fréquence, les automates de trading ultrarapides, XTX Markets (4e) et HCTech (7e) font  partie du top 10 mondial . Elles sont devenues de  redoutables concurrentes pour les banques sur le segment des devises. Elles se sont développées sur les changes depuis une dizaine d'années pour diversifier leurs sources de revenus au-delà des actions. XTX markets est numéro deux en Europe comme en 2017. Goldman Sachs (10e) est la plus régulière des banques d'investissement. Elle bénéficie notamment d'une large clientèle dans la communauté des hedge funds et institutions financières. Citi est numéro 1 sur le segment des fonds alternatifs. Le classement est bien plus resserré que pour l'année 2017. Il existe 5,3 % d'écart de part de marché entre le premier et le 10e, contre 7,7 % lors du précédent palmarès. Le palmarès inclut les banques habituées du top 10, comme Citi (3e), UBS (5e) et HSBC (8e). SG  a augmenté sa part de marché de 1,5% à 2,2% et BNP Paribas a vu la sienne reculer de 3,3% à 3%.

Deux tiers du marché : La part de marché cumulée des 5 (40 %) et 10 (65 %) premières banques sur les changes est demeurée pratiquement identique d'une année sur l'autre. Le marché s'est déconcentré ces dernières années. En 2011, les cinq premiers établissements s'appropriaient 55 % des volumes mondiaux et les 10 premiers, 78,5 %.  Une cartellisation qui avait favorisé la dérive des grandes banques, impliquées dans de nombreux scandales.