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20/08/2019 Le Figaro = La volatilité de la livre sterling devrait rester élevée

(AOF) - L’allègement de la pression baissière sur la livre sterling a fait long feu. Lundi, en fin d’après-midi, la devise britannique lâche 0,16 % à 1,0936 euro. Boris Johnson, le nouveau chef du gouvernement, a réaffirmé que le Royaume-Uni quittera bien l’Union européenne le 31 octobre prochain, avec ou sans accord, même s'il a appelé la France et l'Allemagne à réaliser un compromis. Vendredi, la livre avait profité des spéculations concernant un possible renversement du gouvernement par le Parlement au travers d’un vote de défiance. "Nous continuons de croire que les récents gains de la livre sterling reposent sur des bases fragiles et que la devise présente des risques de baisse au cours des prochains mois", a commenté MUFG, pour qui "la volatilité de la livre devrait rester élevée".


19/08/2019 Les Echos = Un été mouvementé pour les devises

L'intensification des tensions entre Washington et Pékin cet été a fortement touché les devises. La nervosité sur le marché des changes est remontée à son plus haut niveau depuis janvier. Des perturbations qui ont fortement déstabilisé l'ensemble des places financières.

La guerre commerciale s'est déplacée sur le terrain des monnaies, faisant sortir le marché des changes de sa léthargie cet été. Un indicateur très regardé pour évaluer la nervosité des cambistes, l'indice de volatilité anticipée du yen, est remonté à son plus haut niveau depuis janvier. Autre jauge : le franc suisse en couronnes norvégiennes. Cette parité reflète particulièrement bien l'humeur des investisseurs. Le franc suisse est la devise refuge par excellence. La couronne norvégienne, elle, est très cyclique et très liée au prix du pétrole. Elle a pris 4 % depuis début août. Les perturbations sur les devises ont fortement déstabilisé l'ensemble des marchés. Lorsque la Chine a laissé le renminbi passer la barre de 7 yuans pour 1 dollar le 5 août dernier, les places financières mondiales ont tangué et Wall Street a perdu 3% en une seule séance. Comme à l'été 2015, l'évolution de la devise chinoise est devenue le sujet de préoccupation numéro 1 des investisseurs. Autre symptôme de leur stress : les  valeurs refuges comme l'or et les emprunts d'Etat se sont envolées, les taux d'intérêt à travers le monde battant en particulier de  nouveaux records de faiblesse.  S'il est sans doute prématuré de parler de guerre des changes - avec interventions directes sur le marché -, en revanche Washington et Pékin sont engagés dans une véritable « guerre froide », selon l'expression de Joachim Fels, de Pimco. Les termes de l'équilibre de la terreur ? Côté américain, les droits de douane et une possible intervention directe sur le marché. Côté chinois, la dépréciation du yuan. Fait inédit depuis les années 1990, le 5 août, le  secrétaire au Trésor américain a explicitement désigné la Chine comme « un [pays] manipulant sa devise »... Des termes très forts que le Trésor évitait jusque là d'employer au sujet de Pékin dans les rapports qu'il publie sur la question deux fois par an. « Le but de la dévaluation de la monnaie chinoise est de gagner un avantage compétitif déloyal dans le commerce international », assène  le communiqué. 

La plupart des observateurs soulignent que Donald Trump ne peut courir le risque de trop déstabiliser les marchés avant les prochaines élections. Ils ne croient pas vraiment à une intervention des Etats-Unis sur le marché des changes.  Le fonds de stabilisation de 22 milliards de dollars dont dispose le Trésor, ou même les réserves de changes américaines, pèsent peu par rapport à un marché des devises où s'échange l'équivalent de 5.000 milliards de dollars par jour. Faute d'être coordonnée avec d'autres pays, une intervention aurait donc peu de chances de fonctionner. Mais le caractère impétueux de Donald Trump oblige à garder toutes les options ouvertes.

Franchissement hautement symbolique : De même, Pékin manie l'arme du change avec beaucoup de prudence. Le  franchissement, hautement symbolique, des 7 yuans , - le spécialiste de la Chine George Magnus compare cet événement à la fin de l'étalon or ou du système de Bretton Woods - était avant tout une démonstration de force et un avertissement à l'égard du président américain. Mais affaiblir le yuan face au dollar exposerait le pays à d'importantes sorties de capitaux, en dépit du dispositif de contrôle des changes mis en place en 2016, et fragiliserait les entreprises chinoises endettées en dollar. « Il est probable que la Chine préférera garder un taux de change dollar/yuan relativement élevé afin de protéger sa balance des capitaux de sorties trop importantes, tout en s'assurant d'un niveau relativement faible contre le panier de devises de référence afin de soutenir son compte courant », interprètent les économistes de Citigroup. A court terme, le relatif apaisement sur le front de la guerre commerciale pourrait calmer le jeu sur le yuan. La semaine dernière, l'attention se portait à nouveau sur l'euro. Sur la pente descendante face au dollar depuis 2018, celui-ci était à 1,14 dollar fin juin. En août, il est passé à deux reprises sous 1,11. Une première fois après la déception créée par la Fed qui avait refusé de s'engager sur une série de baisses de taux lors de sa dernière réunion. Une deuxième fois après des propos d'Olli Rehn la semaine dernière. Alors que la BCE devrait assouplir sa politique monétaire en septembre, ce membre du Conseil des gouverneurs a appelé, dans un entretien au Wall Street Journal, à un ensemble de mesures « percutantes et significatives ». De quoi susciter, encore, quelques tweets de Donald Trump contre la Fed qui, selon lui, ne fait rien pour lutter contre la surévaluation - avérée - du dollar.


18/08/2019 = Yuan : le fonctionnement d'une monnaie atypique

La devise chinoise est encore largement encadrée par la banque centrale chinoise, notamment par le taux pivot fixé tous les jours à 9 h 15. Les autorités poursuivent la lente internationalisation de la devise. Des banques centrales ont intégré le yuan dans leurs réserves et la Chine a développé des contrats à terme sur le pétrole en yuans. Le renminbi, ou « monnaie du peuple » en mandarin, demeure un objet non identifié dans le monde de la finance. Contrairement au dollar ou à l'euro, le yuan est peu utilisé en dehors des frontières et n'est pas entièrement convertible. Par ailleurs, alors que l'immense majorité des devises dans le monde s'échangent librement à des taux déterminés par l'offre et la demande, le yuan, lui, est encore très encadré par la banque centrale (PBoC pour People's Bank of China). L'un de ses principaux outils est  le taux pivot fixé à 9 h 15 tous les jours. Le marché décide ensuite de sa valeur et au cours de la séance, le yuan peut évoluer jusqu'à 2 % au-dessus ou en dessous du cours de référence. Le taux est calculé sur la base de nombreux facteurs, comme le taux de la veille et l'évolution face à un panier de devises, dont le dollar et l'euro. En 2017, l'institut d'émission a introduit des « facteurs contra-cycliques » pour éviter des « fixings » trop à la hausse ou trop à la baisse. Cette mesure a été interprétée par les investisseurs comme une volonté de Pékin de limiter l'influence du marché sur le taux de change.

Une lente internationalisation : Pour contrôler le taux de change, la banque centrale peut aussi intervenir sur le marché en puisant dans ses réserves en devises étrangères. Jusqu'en 2013, elle a massivement acheté des dollars pour empêcher le renminbi de s'apprécier. Depuis 2014, elle vend au contraire des billets verts pour limiter la dépréciation de sa devise. Bien que le renminbi soit encore encadré, ces dernières années ont été marquées par un véritable bond en avant dans la libéralisation de la devise chinoise. Jusqu'en 2005, elle était strictement arrimée au dollar. Cette pratique du « peg », en cours depuis 1994, a été abandonnée. Brièvement rétabli juste après la crise financière, l'arrimage s'est à nouveau relâché et le cours évolue aujourd'hui plus librement.

Extension de l'influence du yuan : L'internationalisation de la monnaie chinoise progresse à petits pas. Le géant économique représente 10 % du commerce mondial, mais moins de 2 % des paiements dans le monde sont réalisés en yuans. Son usage a décollé depuis le milieu des années 2010. En 2016, il a intégré les autres devises du Fonds monétaire international dans la composition des  droits de tirage spécial (DTS). Du pétrole en renminbi : Les banques centrales sont d'ailleurs de plus en plus nombreuses à détenir des yuans. C'est le cas notamment de la Banque de France. Les autorités ambitionnent de rendre le yuan totalement convertible d'ici à 2020. Pour accélérer son ouverture et étendre son influence économique, la Chine a développé  une bourse du pétrole avec des contrats à terme cotés en yuan.


17/08/2019 = Tunisie : les réserves en devises passent le seuil de sécurité

 Ces chiffres satisfaisants, tirés par le tourisme et les exportations des secteurs de l'énergie et des phosphates, ne doivent pas masquer des déséquilibres macroéconomiques qui restent préoccupants. Enfin une bonne nouvelle macroéconomique pour la Tunisie : ses réserves en devises ont dépassé le « seuil de sécurité » établi à 90 jours d’importation. Au 15 août, elles étaient de 17,2 milliards de dinars (5,4 milliards d’euros), soit 96 jours d’importation, en hausse de près de 55 % par rapport à la même période l’an dernier. Les secteurs du tourisme et ceux de l’énergie et des mines, moribonds depuis la révolution, sont repartis expliquant ce nouvel afflux de devises. Au premier semestre, les recettes touristiques ont atteint près de 2 milliards de dinars (623 millions d’euros, +42,5 % par rapport à la même période en 2018), selon le ministère du Tourisme. Les exportations énergétiques et du phosphate ont grimpé respectivement de 23,5 % et 22,7 % durant les sept premiers mois de l’année 2019, selon l’Institut national de la statistique. De quoi se montrer optimiste pour le futur ? Pas forcément.

Un déficit commercial qui se creuse : « Ces indicateurs sont positifs. Mais l’arrivée des nouvelles devises est surtout due à l’emprunt de 700 millions d’euros sur le marché international de la dette et les 247 millions de dollars de prêts venant du FMI », souligne Bassem Ennaifar, analyste auprès du cabinet de conseil financier Alpha Mena, pour Jeune Afrique. Du fait des élections présidentielles et législatives prévues en fin d’année – qui ont été encore avancées après le décès du président de la République, le 25 juillet -, les législateurs se devaient de sécuriser le financement de l’État avant la vacance parlementaire de l’été et le début de la campagne électorale. A noter que le déficit commercial continue de se creuser : +12,2 % entre les sept premiers mois de l’année 2018 et la même période en 2019, ce qui devrait influer négativement à terme sur les réserves de devises. Ainsi pour Marouane El Abassi, le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, les déséquilibres macroéconomiques continuent d’être « préoccupants ».


16/08/2019 = Maroc : le transfert de devises sera plus difficile

De nouvelles mesures ont été instaurées par la Banque centrale, Bank Al Maghrib, visant à renforcer le contrôle des opérations de transfert de devises étrangères. Les banques seront contraintes de produire des informations, quant à l’origine des dépôts. elon le quotidien Al massae, des consignes strictes ont été communiquées à des comités spécialisés, afin d’interpeller les banques marocaines sur les transactions effectuées en devises internationales. Les clients sont dorénavant tenus de présenter à leur banque des documents justificatifs des montants importés en devises. Le quotidien ne fournit aucune information sur les plafonds autorisés. Ces nouvelles procédures ont été mises en place pour faire face aux risques de blanchiment d’argent et aux opérations de transfert, effectuées par des organisations criminelles.


15/08/2019 = L’opposition veut faire tomber Boris Johnson, la livre sterling progresse

 La livre sterling est bien orientée vendredi : elle progresse ainsi de 0,54% à 1,0946 euro, en fin d'après-midi. La devise britannique bénéficie de l’espoir des cambistes de voir les opposants de Boris Johnson renverser le nouveau chef du gouvernement et donc empêcher la réalisation d’un Brexit sans accord. En outre, la livre sterling profite également des ventes au détail de juillet dévoilées hier. Ces dernières ont en effet augmenté de 0,2% alors que le consensus de marché anticipait un recul de 0,2%.


13/08/2019 = Les États-Unis et la Chine font la guerre des devises et entraînent les bourses mondiales

Washington a accusé la Chine d'avoir manipulé sa devise. Pékin "s'oppose fermement" à ces accusations.

GUERRE COMMERCIALE - Après l’escalade, la dégringolade. Les tensions commerciales entre Washington et Pékin ont été portées à ébullition lundi 5 août, éloignant la perspective d’un accord rapide entre les deux géants et faisant craindre un effet délétère sur une croissance mondiale déjà fragile.

La Chine, qui contrôle étroitement le cours de sa monnaie, l’a laissée chuter face au dollar lundi et une douzaine d’heures plus tard, les Etats-Unis ont officiellement accusé Pékin de manipuler sa monnaie pour s’arroger un avantage indu en rendant ses produits moins chers à l’exportation. Après l’action de Pékin, le yuan a franchi dans la journée le seuil symbolique des 7 yuans pour un dollar, le niveau le plus bas depuis 11 ans.  Chute généralisée des places financières : La nouvelle -vue comme une escalade dans la guerre commerciale entre les deux premières économies mondiales- a provoqué une chute généralisée sur les places financières en Asie, en Europe et finalement aux Etats-Unis.  Les trois grands indices de Wall Street ont enregistré leur pire journée de l’année: le Dow Jones Industrial Average a perdu 2,90%, le Nasdaq, à forte coloration technologique, a cédé 3,47%, et l’indice élargi S&P 500 a lâché 2,98%. La monnaie chinoise n’est pas entièrement convertible et la Banque centrale chinoise fixe chaque jour un taux pivot, qui s’inscrivait lundi en repli de 0,33% par rapport à vendredi. Toutefois, les mouvements de la devise laissent à penser que la Banque centrale serait intervenue pour calmer les marchés. Dans un communiqué, l’institution a assuré avoir “l’expérience, la confiance et la capacité de maintenir le taux de change du yuan à un niveau raisonnable et équilibré”. Chute de devise et abandon de l’espoir d’un accord commercial. 

Une baisse du yuan favorise les exportations chinoises et atténuerait l’impact de la hausse des droits de douane américains sur les produits chinois. “Le gouvernement chinois peut être tenté d’autoriser une dépréciation supplémentaire du yuan pour soutenir sa croissance” au moment où les perspectives économiques du géant asiatique s’assombrissent du fait de la guerre commerciale, estime Ken Cheung, stratège à Mizuho Bank.

Pékin s’efforçait jusqu’ici de soutenir sa monnaie “pour ne pas compromettre” les pourparlers commerciaux avec les Etats-Unis, relève Julian Evans-Pritchard, du cabinet Capital Economics. Laisser filer la devise sous les 7 yuans montre que les autorités chinoises “ont pratiquement abandonné tout espoir d’un accord commercial” avec Washington, estime-t-il. Contre-attaque américaine - Washington a contre-attaqué lundi soir. Le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin, “sous les ordres du président Donald Trump, a conclu que la Chine avait manipulé sa devise”, peut-on lire dans un communiqué.“Résultant de cette détermination (que la Chine manipule sa devise), le secrétaire Mnuchin va discuter avec le Fonds monétaire international pour éliminer l’avantage compétitif créé par les récentes décisions chinoises”, poursuit le texte.

Dans la matinée, sur Twitter, le président américain avait déjà dénoncé la Chine, qui “a l’intention de continuer à toucher des milliards de dollars pris aux Etats-Unis grâce aux pratiques commerciales déloyales et à la manipulation de la monnaie”.


12/08/2019 = Les fluctuations de devises peuvent affecter les choix des voyageurs

Les récentes fluctuations du cours du yuan pourraient ne pas avoir d'effets notables sur le tourisme des Chinois à l’étranger en raison du développement vigoureux du secteur, mais pourraient néanmoins affecter les choix vis-à-vis de certaines destinations à l’étranger, ont indiqué les agences de voyages. Une liste de prix publiée par Fliggy, la plateforme de voyages d’Alibaba, sur Sina Weibo mardi montre que des pays comme l’Argentine et le Royaume-Uni figurent parmi un certain nombre de destinations avantageuses en raison de la faiblesse comparée de leurs monnaies. Le 9 août, le taux de change intérieur du yuan a chuté à sept yuans pour un dollar pour la première fois depuis mai 2008. Selon la liste, la Thaïlande – qui est toujours la destination la plus populaire auprès des voyageurs chinois – est devenue moins intéressante, le baht thaïlandais s’étant apprécié de 9,81 % sur un an contre le yuan mardi. Mais le rand sud-africain et le peso argentin ont tous deux nettement reculé par rapport au yuan, avec une baisse de 9,36 % du rand par rapport à l'année précédente et une baisse de 37,29 % de la valeur du peso. Les données ont été fournies mardi par le Système des transactions en devises de Chine. Yang Jingsong, chercheur à l’Académie du tourisme de Chine, a noté que les destinations d'outre-mer dont les monnaies sont étroitement liées au dollar américain pourraient recevoir moins de touristes chinois en raison des fluctuations des taux de change. Mais Peng Liang, chercheur en chef du laboratoire de la datamasse de l’agence de voyages en ligne Ctrip, a remarqué que le tourisme à l’étranger ne serait pas affecté par les fluctuations, le revenu disponible de la population augmentant régulièrement grâce à la croissance continue de l’économie du pays. « Voyager vers des destinations d'outre-mer est devenu une activité annuelle régulière pour de nombreuses familles en Chine », a-t-il estimé. « Le tourisme à l’étranger connaît un boom continu dû à l'augmentation des revenus, à la commodité des transports, au traitement des demandes de visa et à la volonté de profiter de la vie. » Le tourisme à l’étranger a connu une croissance régulière au cours de ces dernières années. Selon un rapport publié par l'Académie du tourisme de Chine ce mois-ci, les voyageurs chinois ont effectué environ 81,3 millions de visites dans des destinations d'outre-mer au premier semestre de 2019, en hausse de 14 % sur un an. Zou Qingling, directrice du département du tourisme à l’étranger à Lvmama, une agence de voyages en ligne à Shanghai, a déclaré qu'il n'y avait pas eu de changements évidents dans les réservations de forfaits touristiques en raison des fluctuations dans la valeur du yuan. « C’est parce que les gens réservent des voyages organisés environ deux mois avant leur départ, en particulier ceux à destination de l’Europe et des Etats-Unis », a-t-elle noté. « Ce qui sera le plus affecté, à mon avis, c’est la consommation à l'étranger, car les voyageurs doivent débourser beaucoup plus pour acheter des produits qu'auparavant. »  

Les changements pourraient toutefois permettre aux voyageurs de se montrer plus rationnels lors de leurs achats à l'étranger. « Les coupons, les informations sur les remises et les remboursements de taxes sont maintenant des choses qui préoccupent davantage les voyageurs », a souligné M. Zou.


11/08/2019 = Maroc : Les réserves en devises s'élèvent à plus de 24 milliards de dollars

 Les réserves internationales ont progressé au début du mois d'août pour atteindre 24,4 milliards de dollars (231,8 milliards de DH), au 2 août dernier, soit une hausse de 2,9% en glissement annuel, indique la Banque centrale. Pour sa part, la monnaie marocaine, le dirham, est restée quasi-stable par rapport à l'euro et s'est appréciée de 0,44% vis-à-vis du dollar durant la période allant du 1er au 7 août 2019, indique l'institution financière dans une note sur ses indicateurs hebdomadaires. Au cours de cette période, aucune opération d'adjudication n'a été réalisée sur le marché des changes. Pour ce qui est des interventions sur le marché monétaire, la Banque centrale a injecté, au cours de la même semaine, un montant de 9,2 milliards de dollars (87,9 milliards de dirhams) sous forme d'avances à 7 jours sur appel d'offres. Sur le marché boursier, le MASI (Moroccan All Shares Index), principal indice boursier de la Bourse de Casablanca, a accusé une baisse, durant cette période, de 0,6%, ramenant sa performance depuis le début de l'année à 1,6%.

 

10/08/2019 = Sous pression, la livre teste ses plus bas historiques

La contraction du PIB britannique au deuxième trimestre a fait chuter la devise britannique, qui a clôturé vendredi au plus bas contre le dollar depuis le milieu des années 1980. La ligne dure adoptée par Boris Johnson face à l'Union européenne pousse certains analystes à envisager l'impensable : la parité entre sterling et dollar.  

Les eurosceptiques britanniques aiment se comparer à Margaret Thatcher, l'iconique dame de fer qui a tenu tête à l'Union européenne. Mais certains parallèles ne sont pas à leur avantage. Si la devise britannique est déjà tombée plus bas en séance, la dernière fois que la livre sterling a clôturé une séance boursière à un niveau aussi faible que vendredi face au dollar remonte ainsi à 1985. Margaret Thatcher était alors encore confortablement installée au 10 Downing street, où elle allait rester cinq années de plus. La contraction de l'activité économique au Royaume-Uni au deuxième trimestre a  accentué la pression exercée sur la livre. La devise britannique affiche désormais quatre semaines consécutives de dépréciation face au dollar. Alors qu'une livre valait 1,25 dollar lorsque Boris Johnson est officiellement devenu Premier ministre le 24 juillet, sa valeur avait déjà fondu à 1,20 dollar vendredi. Aucune autre devise de pays développé ne s'est autant dépréciée au cours des trois derniers mois. Début juillet 2014, avant que le Brexit n'entre dans le langage courant, la livre sterling s'échangeait pour 1,70 dollar. La tendance est la même face à l'euro. La livre a terminé la semaine à 1,076 euro, très proche du point bas atteint à la fin août 2017. Et à quelques encablures seulement de son record de faiblesse contre la monnaie européenne : 1,044 euro, touché au plus fort de la crise financière fin 2008.

Baromètre des marchés : La valorisation de la livre fait office de  baromètre des marchés sur la situation politique. Lorsque les négociations entre Londres et Bruxelles avancent, la livre se reprend. A l'inverse, la probabilité croissante d'un Brexit sans accord explique les récents accès de faiblesse de la devise. La rhétorique conflictuelle de Boris Johnson inquiète, et les rumeurs d'élections anticipées n'aident pas. Les marchés se préparent au pire. La volatilité implicite du taux de change entre le dollar et la livre, une mesure de l'incertitude des marchés, s'inscrit en hausse depuis le début de l'été. Les gérants d'actifs ont augmenté leurs paris sur une poursuite de la baisse de la livre, à un niveau record depuis juin 2006, selon les données de la CFTC. De fait, ce qui semblait impensable il y a peu fait désormais partie de l'univers des possibles : la livre pourrait se retrouver à parité avec le dollar, du jamais-vu en deux siècles de coexistence de ces devises. Un Brexit sans accord pourrait bien être le déclencheur de ce mouvement inédit, estime la banque américaine Morgan Stanley. La Banque d'Angleterre l'avait envisagé dans une analyse publiée en novembre dernier, ce qui lui avait valu à l'époque d'être vivement critiquée par des eurosceptiques la jugeant trop négative.


09/08/2019 = Devises : faibles tendances estivales sur les marchés

(CercleFinance.com) - Vendredi midi sur le marché des changes, la monnaie unique européenne continuait de se traiter à proximité immédiate des 1,12 dollar (+ 0,04%), sans grande tendance pendant ce creux estival. Tel est le cas depuis lundi. Et pourtant, l'actualité de la zone euro n'est pas des plus engageantes. En Italie, même si ce n'était pas vraiment une surprise, la coalition gouvernementale entre la 'Lega' et le Mouvement Cinq Etoiles semble vivre ses derniers instants alors que Matteo Salvini a demandé l'organisation d'élections anticipées. Ce qui présage d'une période d'instabilité politique à Rome alors que le projet de budget pour 2020 sera présenté cet automne - et que la Commission européenne veille au grain. De plus, on a appris ce matin que la production industrielle française avait reculé de 2,3% entre mai et juin alors qu'elle était attendue en hausse de 2,1% par le consensus. Cela étant, les agences de presse rapportaient hier que le gouvernement Merkel, aux prises avec une conjoncture allemande dégradée, notamment dans l'industrie, envisagerait un plan de relance budgétaire focalisé sur les investissements dans la perspective du changement climatique. Une sorte de 'green deal' ou bien de 'plan Mershell'. La situation budgétaire excédentaire de l'Allemagne semble en effet le permettre. Reste que l'information n'a pas été confirmée. 'Depuis des lustres on nous promet une relance budgétaire et des dépenses d'infrastructure pour améliorer la croissance européenne. Et on attend toujours. Le doute est donc légitime', grince La Banque Postale AM. Également neutre contre le franc suisse et le yen, l'euro prend en revanche 0,50% contre le sterling. Plusieurs indicateurs statistiques britanniques ont été décevantes, notamment la PIB et la production industrielle, tous deux mal orientés au 2ème trimestre.


06/08/2019 = Devises : l'euro se stabilise sur les 1,12 dollar

 (CercleFinance.com) - Mardi midi sur le marché des changes, la monnaie unique européenne reprenait son souffle sur les 1,1200 dollar (- 0,04%) après avoir regagné, en moins d'une semaine, plus d'un centime face à sa contrepartie américaine. La principale devise du Vieux Continent se reprend de 0,41% contre le yen, mais corrige en revanche de 0,60% face au sterling. Rien ne va plus : non content d'imposer prochainement des droits de douanes aux exportations chinoises qui en étaient encore exemptes, Donald Trump accuse maintenant la Chine de manipuler les changes. 'L'administration américaine a mis la Chine sur la liste des 'manipulateurs de devise', ce qui ouvre la possibilité d'imposer plus de sanctions.', constate ce matin LBP AM, qui ajoute : 'il s'agit donc bien d'un pas de plus vers des tensions durables'. En effet, 'sur le marché des changes, les regards étaient fixés sur la devise chinoise, le yuan étant tombé à son niveau le plus bas, face au dollar depuis une décennie', commente un analyste parisien ce matin. LBP AM indique qu'il existe désormais une 'zone yuan' composée de pays asiatiques proches, géographiquement et économiquement, dont les devises tendent à suivre le yuan. 'Une trop forte variation de la devise chinoise pourrait déstabiliser la zone', redoutent les spécialistes. Notons que si le rendement du T-Note fédéral à dix ans se retend légèrement depuis la veille (+ 3 points de base à 1,74%), il demeure très inférieur à son niveau de la fin du mois de juillet (2,01%). Le Bund allemand de maturité équivalente continue de s'enfoncer en territoire négatif, à - 0,53% pour l'heure. Le rapport du titre français équivalent (via l'OAT Tec 10) est tombé à - 0,25%. Notons qu'on a appris ce matin que les commandes à l'industrie allemande avaient augmenté de 2,5% entre mai et juin, soit nettement plus qu'attendu (+ 0,5%).


05/08/2019 = Le yen profite de son statut de valeur refuge

(AOF) - En fin d'après-midi, le dollar cède 0,39% à 106,16 yens pour un dollar. A l’instar du franc suisse, la devise japonaise profite de son statut de valeur refuge dans un contexte renouvelé d’aversion au risque. Donald Trump a relancé jeudi soir la guerre commerciale entre les Etats-Unis et le Chine. Le président américain veut instaurer des tarifs douaniers de 10% sur 300 milliards de dollars d'importations chinoises à partir du 1er septembre. Cette annonce, qui a pris au dépourvu les investisseurs, a entrainé des représailles de la part de la Chine.

Le parti chinois a laissé sa monnaie se déprécier face au billet vert, la faisant tomber au plus bas de 11 ans face au dollar. Par ailleurs, les pouvoirs chinois ont demandé aux organisations agricoles de ne plus acheter de produits agricoles américains. Le niveau atteint par le yen face au dollar met la pression sur la Banque centrale du Japon (BoJ) pour éviter une appréciation trop forte de sa monnaie.


04/08/2019 = USA-Chine: se dirige-t-on vers une guerre des devises? Un danger pour l'Europe

Le cours du yuan chinois a baissé pour atteindre son plus bas niveau en dix ans par rapport au dollar américain. Il faut désormais plus de sept yuans pour un dollar américain. En laissant "filer" vers le bas le taux de change de sa monnaie, la Chine vise ainsi à favoriser son économie nationale. Dans la guerre commerciale actuelle entre les Etats-Unis et la Chine, une monnaie chinoise avec une valeur moindre – et elle vaut de moins en moins, par rapport au dollar américain – favorise les exportations chinoises. Cela permet en fait à la Chine de limiter partiellement la casse par rapport à une hausse annoncée jeudi dernier par le président américain Donald Trump des droits de douane sur les produits chinois. L’Europe est le "dindon de la farce". Cela n’augure rien de bon pour l’Europe, "dindon de la farce" selon Bernard Keppenne, chef économiste chez CBC Banque. "Nous subissons d’une part la réduction du commerce international, qui a un impact direct sur l’économie européenne. Et d’autre part, nous subissons aussi les exportations chinoises qui se décalent des Etats-Unis vers l’Europe. Nous avons donc une concurrence beaucoup plus importante dans un certain nombre de secteurs." De plus, en ce qui concerne sa monnaie, la zone euro n’a que très peu de marge de manœuvre, puisque la Banque Centrale Européenne (BCE) n’a pas pour vocation d’agir sur la devise. Le président de la BCE, Mario Draghi, l’a encore rappelé tout récemment lors d’une conférence de presse.

Et l’euro ne peut pas être dévalué aussi facilement que le dollar ou le yuan car il ne pèse pas suffisamment aujourd’hui dans le commerce international.

Vers une guerre des devises? Selon M. Kenneppe, Donald Trump a l’air de privilégier aujourd’hui une logique d’escalade dans la guerre commerciale. "Il est évident qu’on risque d’avoir une guerre des devises", assène-t-il. "D’ailleurs, Trump a lancé cette guerre de devises en taxant ou en tout cas en ayant une attitude assez agressive par rapport non seulement à la Chine mais aussi à l’Europe et à leurs devises respectives." Il est difficile actuellement de savoir ce que va réellement faire le président américain dans cette escalade. "Si on est simplement dans une nouvelle provocation de Trump, qui se limite aux 10% sur les 300 milliards d’importations chinoises, on aura une correction limitée", estime l’économiste. "Si on a une véritable escalade avec l’imposition de 25% de taxes douanières, évidemment on peut craindre une situation qui se dégrade beaucoup plus. Je pense qu’aujourd’hui, nous sommes plutôt dans une situation de correction des marchés, qu’on attendait. On pourrait avoir une correction de 5 à 7% sur les bourses si l’on reste dans une guerre commerciale 'limitée'." Pour rappel, selon le site Café de la Bourse, "une correction est un renversement de tendance, plus ou moins soudain et souvent négatif, d’au moins 10%, marquant ainsi un coup d’arrêt à la tendance générale. Les corrections sont donc généralement des chutes de prix temporaires, venant interrompre la tendance haussière d’un marché ou d’un actif. Relativement brèves, les corrections ne sont la plupart du temps pas suivies dans l’immédiat d’une récession, bien qu’elles puissent en être le signe annonciateur". L’économie européenne tout entière risque donc d’être pénalisée si la dévaluation de plusieurs devises importantes se confirme.


03/08/2019 = La dépréciation de la devise chinoise enterre définitivement les espoirs de trêve commerciale

La Bourse de Paris recule alors que les tensions commerciales entre Washington et Pékin ont franchi un nouveau cap avec la dépréciation du yuan face au dollar. Le marché attend la réaction de Donald Trump à la décision chinoise. La Bourse de Paris entame la semaine en forte baisse dans le sillage du pire « sell-off » accusé par les marchés asiatiques depuis mars, sur fond d’escalade dans le bras de fer commercial sino-américain. Au niveau européen, les 19 indices sectoriels Stoxx 600 sont dans le rouge, à commencer par ceux des ressources de base (-2,7%) et de la technologie (-2,3%). Les investisseurs délaissent les actions pour les emprunts d’Etat, le rendement du Bund allemand à 10 ans ayant signé un nouveau plancher historique à -0,5313% ce matin. Celui du T-Bond américain de même échéance a touché 1,7413%, marquant ainsi un nouveau plus bas depuis octobre 2016. L’once d’or a au contraire touché un pic de six ans à 1.459,88 dollars sur le marché spot.

A 12h35, le Cac 40 recule de 2,08% à 5.247,65 points dans un volume d’affaires étoffé de 1,6 milliard d’euros. Ailleurs en Europe, le Footsie londonien lâche 1,88% et le Dax de la Bourse de Francfort 1,56%. Le contrat future septembre sur indice Dow Jones abandonne 327 points (-1,24%). Renault et Unibail font de la résistance

Hormis Unibail-Rodamco-Westfield et Renault, toutes les composantes du Cac 40 reculent. Le géant de l’immobilier commercial reste soutenu par les anticipations de baisse des taux des grandes banques centrales, tandis que la marque au losange profite des informations de presse selon lesquelles Fiat Chrysler serait prêt à reprendre les discussions en vue d’un rapprochement. Les valeurs cycliques les plus sensibles à l’évolution du commerce mondial comme ArcelorMittal, STMicroelectronics et LVMH sont au contraire les plus touchées. Carrefour est pour sa part pénalisé par une note de Bernstein, qui a dégradé le titre de « performance en ligne » à « sous-performance », le broker ne voyant pas d’amélioration dans la dynamique du titre, qui reste « anémique », bloqué entre 15 et 18 euros, deux ans après l’arrivée d’Alexandre Bompard. La parité yuan-dollar, nerf de la guerre commerciale. La Banque populaire de Chine a fixé ce matin le taux pivot de sa devise à 6,9225 yuans pour 1 dollar, poussant le yuan au-dessus de la barre des 7 pour 1 dollar pour la première depuis mai 2008. Pékin a clairement justifié cette dépréciation par la résurgence du protectionnisme et des tensions commerciales. De plus, selon l’agence Bloomberg, le gouvernement chinois a demandé aux entreprises contrôlées par l’Etat d’arrêter leurs achats de produits agricoles américains. Le président Donald Trump avait menacé jeudi soir sur Twitter d’imposer des taxes de 10% sur 300 milliards de dollars d’importations chinoises jusque-là exemptées à compter du 1er septembre. Le marché attend désormais la réaction du président américain, qui a récemment accusé la Chine de manipuler sa devise pour en tirer un avantage dans ses exportations. « Le marché a besoin d’un coupe-circuit », comme une Réserve fédérale plus accommodante ou une reprise des discussions commerciales sino-américaines, a déclaré Jonathan Cavenagh, chef stratégiste devises pour les marchés émergents asiatiques chez JPMorgan à Singapour sur Bloomberg TV. Et d’ajouter que « si les marchés actions américains font preuve de plus de faiblesse, si la tendance se fait plus baissière sur les indicateurs économiques, les deux parties pourraient revenir à la table des négociations à un moment donné. Mais je ne pense pas que c’est ce qui va se passer à court terme ». Jerome Powell devra revoir sa copie. La nouvelle tournure prise par la guerre commerciale pourrait bien forcer de la main de Jerome Powell, qui avait laissé entendre la semaine dernière que la détente de 25 points de base consentie par la Fed n’était qu’un « ajustement de milieu de cycle » et ne présageait pas de nouvelles baisses des taux. Les contrats futures sur Fed funds évaluent désormais à 100% la probabilité d’une détente en septembre, dont 74% pour une baisse d’un quart de point de pourcentage à 1,75-2% et 25,8% pour un geste plus conséquent d’un demi-point à 1,5-1,75%. Sur le front macroéconomique, la croissance de l’activité du secteur privé a continué de ralentir en juin dans la zone euro, l’indice IHS Markit composite des directeurs d’achats (synthèse entre l’industrie manufacturière et les services) s’étant replié de 0,7 point à 51,5 après avoir touché un plus haut de sept mois en juin. L’indice des services a également diminué à 53,2, contre 53,6 en juin. « Le secteur des services a continué de soutenir l’expansion de l’économie de l’ensemble de la zone euro en ce début de troisième trimestre », souligne Chris Williamson, chef économiste chez IHS Markit. Il note cependant qu’il y a « des signes que l’ampleur du ralentissement du secteur manufacturier commence à prendre le dessus ». A suivre, cet après-midi, l’indice ISM non manufacturier de juillet aux Etats-Unis.


02/08/2019 = Devises : les cambiste désorientés à mi-séance

Vendredi midi sur le marché des changes, la monnaie unique européenne restait quasi-inchangée face au billet vert, à 1,1093 dollar (+ 0,09%), ce qui vaut aussi contre le sterling. En revanche, l'euro perd environ 0,30% contre le yen et le franc suisse, souvent considérées comme des valeurs refuge. A rebours, une fois encore, des anticipations du marché, 'Donald Trump repart à l'offensive contre la Chine. Sans doute estime-t-il qu'il prend un risque calculé', commente La Banque Postale (LBP) AM ce matin. Alors que les négociations commerciales avec Pékin n'en finissent pas, le président américain a décidé qu'il allait imposer des droits de douane de 10% sur les 300 milliards d'importations chinoises qui y échappaient encore. 'Les ménages vont sentir la 'douloureuse'. (...) Chine et Etats-Unis sont entrés dans ce qui s'apparente à une guerre de position. Le second pays lance une offensive dans ce cadre', commente LBP AM. Donald Trump espère en tirer un profit politique et parallèlement, les deux pays soutiennent leur propre conjoncture. Les opérateurs pourraient donc anticiper davantage de soutien, par exemple de la part des banques centrales. 'Trump avait annoncé en mai dernier une première salve de droits de douane de 25% sur 200 milliards de dollars de produits chinois. La mesure a eu un impact direct sur la confiance et l'investissement des entreprises, ce qui a poussé la banque centrale américaine à réduire ses taux d'intérêt', rappelle d'ailleurs Aurel BGC.

Quid du Brexit ? Sur une semaine, l'euro a pris 1,6% contre le sterling, et près de 7% en trois mois alors que la probabilité d'un 'hard Brexit' progresse toujours. Notons qu'Eurostat a indiqué ce matin qu'en juin, la croissance des ventes au détail avait atteint 2,6% en juin, soit nettement plus que prévu par le consensus (+ 1,3%) et que le mois précédent (+ 1%). Tout à l'heure aux Etats-Unis, les opérateurs guetteront le rapport mensuel sur l'emploi. Il devrait selon le consensus se traduire par 160.000 créations de postes non-agricoles, après 191.000 en juin, le taux de chômage étant attendu stable à 3,7%. De plus, l'indice mesurant le sentiment du consommateur calcul par l'université du Michigan est attendu à 98,5 points.


31/08/2019 = Devises : la Réserve fédérale américaine très attendue

Mercredi midi sur le marché des changes, la monnaie unique européenne demeurait pratiquement neutre face à la plupart de ses contreparties, dont le dollar américain (- 0,09% à 1,1146 dollar) à quelques heures du verdict de la Fed. L'euro corrige cependant de 0,25% contre le sterling, mais prend toujours 2,6% sur une semaine. Le comité de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine devrait se terminer, ce soir, sur la première baisse des taux courts depuis la fin de l'année 2008, qui était alors le point culminant de la crise économico-financière. Selon l'indicateur FedWatch du CME, la probabilité implicite d'une baisse de 25 points de base, qui ramènerait le taux principal taux court à 2-2,25% (soit 2,125% en moyenne), est de 78,1%, contre 21,9% pour une baisse de 50 points de base. '(La Fed) décidera-t-elle conjointement d'arrêter de réduire la taille de son bilan ou préfèrera-t-elle le faire à la date prévue, soit en octobre prochain ?', s'interroge La Banque Postale AM. 'Il est difficile de répondre ; mais le sujet est sans doute d'une importance mineure. Le point-clé est plus de savoir comment va s'assurer la convergence entre les anticipations du marché (un taux des fonds fédéraux à 1,375% à la fin de 2020 ; soit trois baisses de 25 centimes à venir après celle attendue aujourd'hui) et celles de la Fed (selon les projections de juin, 2,125% ; sont-elles toujours d'actualité ?). Commençons par dire qu'il est possible, voire probable, que la banque centrale américaine envisage désormais un ' atterrissage ' à 1,875%. Cela ne tenait-il pas qu'' à un cheveu ' que le 19 juin dernier elle envisage deux baisses en tout, et pas simplement une seule ? Les replis envisagés pourraient intervenir dès cette année', ajoutent les spécialistes. Pour sa part, Aurel BGC estime qu'une baisse de 50 points de base pourrait se justifier, alors que les pressions politiques de Donald Trump sont fortes, et qu'une action 'préventive' pourrait être judicieuse. Quoi qu'il en soit, ajoutent les spécialistes, 'le communiqué de la Fed ne devrait pas surprendre les marchés. La réaction des marchés sera essentiellement au cours de la conférence de presse. M. Powell devrait être prudent sur les perspectives de baisse supplémentaire des taux directeurs, ce qui pourrait décevoir les investisseurs'.

 

30/07/2019 = Devises : l'euro/dollar attend la Fed, la livre recule 

(CercleFinance.com) - Mardi midi sur le marché des changes, la monnaie unique européenne évoluait dans des marges étroites alors le comité de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine, qui dure deux jours, commencera tout à l'heure. Pour l'heure, l'euro reste neutre face au billet vert, à 1,11146 dollar. C'est en effet demain soir que la banque centrale américaine annoncera une décision qui, de l'avis général, sera la première baisse des taux directeurs depuis la fin de l'année 2008. La probabilité implicite de voir le 'benchmark' revenir de 2,25-2,50% à 2-2,25% est selon l'indicateur FedWatch du CME de 73,9%, le solde anticipant une baisse de 50 points de base. Jerome Powell et ses collègues sont toujours sous la pression des autorités politiques : 'Donald Trump s'est déjà prononcé sur Twitter lundi : il estime que la Fed fera 'trop peu' par rapport à la BCE et la banque centrale chinoise', souligne IG ce matin. Et les analystes d'IG d'ajouter : 'L'exercice auquel va se livrer la banque centrale américaine et son président est particulièrement délicat, entre pression politique d'un côté et situation économique de l'autre. Les marchés achètent les propos accommodants des membres de la Fed et de son président depuis janvier, une décision minimaliste suivie d'une conférence sans relief de Jerome Powell pourraient donc rapidement ressembler à un 'sell the news' pour les marchés.' Verdict mercredi soir. Notons que l'euro progresse encore de 0,23% à 0,9148 sterling, son plus haut niveau en deux ans. En effet, 'lors d'une visite en Ecosse, le nouveau Premier ministre britannique (Boris Johnson, ndlr) a fait savoir qu'il attendait un geste des Européens en faveur de la réouverture des négociations sur le Brexit alors même que l'Union européenne a déjà prévenu Boris Johnson que ses demandes de renégocier l'accord noué par l'ex-Première ministre Theresa May étaient 'inacceptables'', résume un analyste parisien. De ce fait, la probabilité d'un 'hard Brexit', c'est-à-dire d'une sortie sans accord le 31 octobre prochain, se renforce encore, ce qui pèse sur la devise britannique.


27/07/2019 = Tant que la monnaie unique évolue en dessous du seuil de 1,128 dollar, la tendance est en faveur du billet vert.

À court terme : la position est vendeuse sur la monnaie unique en-dessous du seuil de 1,128 dollar. L'euro risque de poursuivre sa baisse vers un premier palier à 1,112 dollar. Si celui-ci est franchi, un autre est situé à 1,10 dollar. À l'inverse, si l'euro parvient à franchir 1,128 dollar, une poursuite de hausse de la monnaie unique sera envisageable avec 1,137 puis 1,141 dollar en ligne de mire. Informations légales et réglementaires : Responsable de la recherche de Trading Central : Rémy GAUSSENS. Trading Central est régie par le code de bonne conduite de l’ANACOFI-CIF, association agréée par l’Autorité des Marchés Financiers et enregistrée à l’ORIAS sous le numéro 17005458. Trading Central recommande de lire les informations légales et réglementaires ainsi que les avertissements concernant les informations fournies accessibles depuis ce lien. Les informations contenues dans cette rubrique ne sauraient engager la responsabilité du REVENU et de Trading Central à quelque titre que ce soit. Par ailleurs, Le Revenu et Trading Central ne sauraient être tenus pour responsables des erreurs ou retard d'envoi et de leurs éventuelles conséquences.


26/07/2019 = Devises : Mario Draghi attendu par les cambistes

Jeudi midi sur le marché des changes, la monnaie unique européenne attendait le verdict de la Banque centrale européenne (BCE), dans environ une heure. La Fed se livrera au même exercice la semaine prochaine. Pour l'heure, l'euro restait stable à 1,1140 dollar. On a appris ce matin que l'indice Ifo mesurant le climat des affaires en Allemagne en juillet avait reculé à 95,7 points, alors qu'il était attendu à 97,1 points, et après 97,5 points précédemment. La situation de la première économie de la zone euro semble donc s'aggraver. 

Quid de l'issue imminente du conseil des gouverneurs de la BCE, qui sera suivi de la conférence de presse de Mario Draghi ? 'Les investisseurs sont persuadés que la BCE va assouplir encore sa politique monétaire, mais pas avant le mois de septembre', résume ce matin un analyste parisien, avec la mise à jour trimestrielle des prévisions économiques de l'établissement émetteur. Mais selon ce spécialiste, il existe des éléments plaidant pour une action immédiate : 'Face à ces arguments en faveur du report de la décision de la BCE, on peut mettre en avant qu'une détente rapide de la politique monétaire européenne permettrait de donner une ' assurance ' face à la possible dégradation des relations commerciales internationales ces prochains mois. Elle permettrait d'éviter une détérioration autoréalisatrice des anticipations des agents économiques.' Et de terminer : 'De plus, alors qu'il fait peu de doute que le Fed va baisser ses taux directeurs de 25 points de base la semaine prochaine, la BCE éviterait, en devançant cette annonce, qu'il en résulte une forte appréciation de l'euro'.


25/07/2019 = Devises : l'euro proche de son plus bas annuel

Mercredi midi sur le marché des changes, la monnaie unique européenne alignait les séances de baisse face à sa contrepartie américaine. Ce midi, l'euro se tasse de 0,13% à 1,1140 dollar, soit non loin de son plus bas niveau annuel. La baisse est également de mise face au sterling et au yen, la devise demeurant stable face au franc suisse. 

'Plus on se rapproche de la réunion de la BCE jeudi, plus les investisseurs s'attendent à un discours accommodant de Mario Draghi. Le futur ex-président de la BCE devrait confirmer que toutes les options sont sur la table pour soutenir le marché', commente MonFinancier.com. 'Dans le même temps, les investisseurs s'attendent à une action moins forte que prévue de la Réserve fédérale américaine la semaine prochaine', ajoutent les spécialistes. En outre, on a appris ce matin que l'indice d'activité globale de la zone euro PMI d'IHS Markit, dans sa version flash, était ressorti à 51,5 points en juillet après 52,2 points en juin, et un consensus qui l'attendait quasi-stable. 'Les données flash signalent ainsi l'une des plus faibles croissances du secteur privé de la zone euro depuis six ans, préfigurant un ralentissement de la hausse du PIB au troisième trimestre. La région s'oriente en effet vers une croissance économique de 0,1 % environ au troisième trimestre contre 0,2 % au deuxième trimestre', commente l'économiste principal d'IHS Markit, Chris Williamson. Quid du Brexit ? La Banque Postale (LBP) AM estime que lorsque le nouveau premier ministre britannique, Boris Johnson, 'ira renégocier l'accord, il est plus que probable qu'il soit ' reçu à bras fermés ' comme le disait ce bon vieux George et qu'on se dirige allègrement vers une impasse'. 'Boris, qui est bien placé pour rentrer dans le Guinness des record comme homme politique qui a changé d'avis le plus souvent (il y a pourtant une concurrence farouche à ce poste) devra alors composer. Entre ' hard Brexit ', ' managed hard Brexit ' (le dernier oxymoron à la mode), ' solution négociée ' et report supplémentaire, les options restent alors ouvertes', ajoute LBP AM.


24/07/2019 = Devises : la livre sterling s'effondre face à l'euro et le dollar 

La monnaie britannique est tombée vendredi sur des planchers de plus de six mois face la devise européenne et de plus de deux ans face au billet vert...

(Boursier.com) — Rien ne va plus pour la livre sterling, en chute libre par rapport au dollar et l'euro depuis le mois de mai ! Ce mercredi 17 juillet 2019, la devise britannique a même inscrit de nouveaux planchers face au billet vert et la monnaie unique, plombée par la perspective d'un "no deal" dans le cadre Brexit, une semaine seulement avant la nomination du successeur de Theresa May au 10 Downing Street. 

Vers la mi-journée, la Livre s'échangeait à 1,2408 dollar (-0,8%), un niveau inédit depuis début 2017, après déjà avoir atteint la semaine dernière un plus bas de deux ans. L'euro gagnait pour sa part 0,6% face à la livre, autour de 90,5 pence, soit un niveau inconnu depuis le mois de janvier. Cette nouvelle accélération baissière pour la monnaie britannique est à relier avec les propos de Boris Johnson et Jeremy Hunt lors de leur premier débat lundi soir, au cours duquel les deux candidats au poste de Premier Ministre outre-Manche ont exclu l'idée d'un "backstop" (filet de sécurité) entre la République d'Irlande et la province britannique d'Irlande du Nord, tel que prévu dans l'accord négocié avec l'UE par Theresa May. De quoi accréditer la perspective d'un Brexit dur. La Banque d'Angleterre vigilante : A côté de ces préoccupations politiques, les récents chiffres de l'emploi britannique semblent peser bien peu pour les cambistes... Sur la période mars-mai, le chômage est tombé à 3,8% au Royaume-Uni, selon les chiffres dévoilés mardi 16 juillet, soit son plus bas niveau depuis 45 ans. On peut parler d'un miracle de l'emploi britannique, alors même que la croissance ralentit dans les îles britanniques à cause du Brexit. La Banque d'Angleterre reste malgré tout sur ses gardes et a récemment mis l'accent sur les risques économiques qui planent sur le pays. Fin juin, son gouverneur Mark Carney a estimé qu'un "soutien" monétaire sera nécessaire en cas de Brexit sans accord pour éviter toute sortie de route de l'économie britannique, sans pour autant garantir ce coup de pouce.


22/07/2019 = Les USA bien placés pour gagner une guerre froide des devises selon PIMCO

Selon Joachim Fels, conseiller économique mondial chez Pimco, les États-Unis sortiront probablement vainqueurs d’une “guerre froide de devises” qui s’intensifie actuellement. “S’il y a un gagnant dans cette “guerre froide des devises”, ce sera les États-Unis, dans le sens où le Dollar risque davantage de s’affaiblir que de se renforcer à partir de sa situation actuelle”, a déclaré Joachim Fels. Selon lui, une guerre froide sur le front des devises est un conflit qui ne consiste pas en une intervention pure et simple de la Banque Centrale sur les marchés des changes, mais en des baisses de taux d’intérêt, des taux d’intérêt négatifs (comme en Europe et au Japon), un assouplissement quantitatif et un contrôle de la courbe des rendements. Dans le cas des États-Unis, les “tweets présidentiels” entrent également en ligne de compte, a ajouté M. Fels. Il a noté qu’au début de 2017, peu après son élection, le Président américain Donald Trump a parlé au secrétaire au Trésor Steven Mnuchin de la nécessité d’un Dollar plus faible. Par la suite, le billet vert s’est affaibli pendant toute l’année. “La même chose pourrait se reproduire, d’autant plus que la Fed a évidemment plus de marge de manœuvre pour réduire les taux d’intérêt que la Banque Centrale Européenne ou la Banque du Japon “, selon Fels.

“L’administration américaine a probablement le dessus dans cette guerre des changes “, a-t-il ajouté.

La “guerre froide des devises se réchauffe”, a dit Fels, notant que la Fed et la BoJ sont susceptibles de baisser prochainement les taux d’intérêt. Les analystes prévoient également que la BCE, qui tiendra sa prochaine réunion de politique monétaire jeudi, réduira ses taux plus tard cette année. “De toute évidence, nous nous retrouvons de nouveau dans une situation où tout le monde aimerait voir une monnaie plus faible. Personne, aucune Banque Centrale, ne veut vraiment une monnaie plus forte et c’est pourquoi il s’agit d’une guerre froide”, a-t-il dit. La semaine dernière, le Président de la Fed de New York, John Williams, a déclaré que les Banques Centrales doivent agir rapidement et énergiquement lorsque les taux sont bas et que la croissance économique ralentit. “Il vaut mieux prendre des mesures préventives que d’attendre que la catastrophe se produise “, a-t-il déclaré à l’assemblée annuelle de la Central Bank Research Association. M. Fels a indiqué que de nombreux observateurs du marché fixent la baisse de taux à 25 points de base en Juillet, mais il reste à voir si la Fed réduira ses taux lors de sa réunion de la semaine prochaine ou si elle attendra pour réduire directement de 50 points, comme le laisse à penser certaines indications. “La grande question est à présent de savoir si faites-vous 25 (points de base) en Juillet, puis 25 autres en Septembre ? Ou 50 (bps) en une seule fois ?” a déclaré Fels. “Je pense qu’il y a au moins une chance sur deux qu’ils décident d’être un peu plus agressifs et baisse de 0.50% à la fin juillet, tout en laissant la porte ouverte à une autre réduction avant la fin de l’année,” a-t-il ajouté.


18/07/2019 Devises : calme plat pour les cambistes jeudi midi

Jeudi midi sur le marché des changes, la monnaie unique européenne restait parfaitement neutre face au billet vert américain, à 1,1231 dollar, suivant des tendances similaires contre les autres grandes devises, à l'exception du sterling (- 0,31%). Faute d'actualité statistique, les parités de changes n'évoluent guère. 'Les anticipations d'assouplissement monétaire et l'incertitude sur le commerce continuent de peser sur les rendements obligataires', souligne ce matin un spécialiste parisien. Ainsi, le rendement du T-Bond américain a dix ans revient sur les 2,05% ce midi, celui du Bund allemand se situant à - 0,31%. Soit depuis le 12 juillet des baisses de respectivement 7 et 10 points de base. Sur cette période, l'euro/dollar s'est tassé de 0,5%. L'agenda statistique américain comprendra, tout à l'heure, l'indice d'activité de la Fed de Philadelphie et les traditionnelles inscriptions hebdomadaires au chômage.


17/07/2019 = Devises : la livre sterling s'effondre face à l'euro et le dollar 

(Boursier.com) — Rien ne va plus pour la livre sterling, en chute libre par rapport au dollar et l'euro depuis le mois de mai ! Ce mercredi 17 juillet 2019, la devise britannique a même inscrit de nouveaux planchers face au billet vert et la monnaie unique, plombée par la perspective d'un "no deal" dans le cadre Brexit, une semaine seulement avant la nomination du successeur de Theresa May au 10 Downing Street. Vers la mi-journée, la Livre s'échangeait à 1,2408 dollar (-0,8%), un niveau inédit depuis début 2017, après déjà avoir atteint la semaine dernière un plus bas de deux ans. L'euro gagnait pour sa part 0,6% face à la livre, autour de 90,5 pence, soit un niveau inconnu depuis le mois de janvier. Cette nouvelle accélération baissière pour la monnaie britannique est à relier avec les propos de Boris Johnson et Jeremy Hunt lors de leur premier débat lundi soir, au cours duquel les deux candidats au poste de Premier Ministre outre-Manche ont exclu l'idée d'un "backstop" (filet de sécurité) entre la République d'Irlande et la province britannique d'Irlande du Nord, tel que prévu dans l'accord négocié avec l'UE par Theresa May. De quoi accréditer la perspective d'un Brexit dur. La Banque d'Angleterre vigilante. A côté de ces préoccupations politiques, les récents chiffres de l'emploi britannique semblent peser bien peu pour les cambistes... Sur la période mars-mai, le chômage est tombé à 3,8% au Royaume-Uni, selon les chiffres dévoilés mardi 16 juillet, soit son plus bas niveau depuis 45 ans. On peut parler d'un miracle de l'emploi britannique, alors même que la croissance ralentit dans les îles britanniques à cause du Brexit. 

La Banque d'Angleterre reste malgré tout sur ses gardes et a récemment mis l'accent sur les risques économiques qui planent sur le pays. Fin juin, son gouverneur Mark Carney a estimé qu'un "soutien" monétaire sera nécessaire en cas de Brexit sans accord pour éviter toute sortie de route de l'économie britannique, sans pour autant garantir ce coup de pouce.


16/07/2019  = Devises : un indicateur allemand pénalise l'euro

Mardi midi sur le marché des changes, la monnaie unique européenne se tassait de 0,29% contre le billet vert à 1,1233 dollar, et fait de même contre le yen et le franc suisse. Tout en gagnant, à l'inverse, 0,32% contre le sterling à 0,9025.  

Après les interventions du président de la Fed devant le Congrès, la semaine dernière, 'une baisse des taux (le 31) juillet est certaine selon les marchés, la majorité des intervenants anticipant une réduction de 25 points de base', indiquent les analystes d'Ostrum AM. Ce qui permet aux indices d'actions de bien se tenir alors que la saison des résultats trimestriels qui commence s'annonce, d'après le consensus actuel du moins, bien médiocre. De ce côté-ci de l'Atlantique Nord, Ostrum AM souligne que 'le compte-rendu du dernier comité de la BCE témoigne du biais accommodant réaffirmé à Sintra'. Sur l'agenda statistique de la matinée, on a appris ce matin que l'excédent commercial de la zone euro était passé de 16,8 milliards d'euros en avril à 23 milliards en mai, chiffre sensiblement supérieur à des attentes de l'ordre de 16 milliards. En revanche, l'indice ZEW mesurant le sentiment économique en Allemagne a baissé de près de quatre points en juin et juillet pour tomber à - 24,5 points. De nombreuses statistiques sont attendues cet après-midi des Etats-Unis, notamment les ventes au détail et la production industrielle du mois de juin.


Devises : les « flash-crash » provoqués par un excès d'activité 

Les chutes brutales et très rapides des devises, sont précédées d'une hausse des volumes et de la liquidité. Des ordres de ventes massifs ne parviennent plus à trouver des acheteurs dans de bonnes conditions. Des arrêts de cotations sont peu réalistes sur le plus grand et décentralisé des marchés. Les  chutes brutales et rapides , les « flash crash » des monnaies sont précédées de volumes plus importants qu'en temps normal. C'est la conclusion d'un rapport réalisé par des stratèges de la Deutsche Bank. Le marché est très polarisé et déséquilibré avant ces trous d'air. Exemple : le 2 janvier 2019.


Au Cameroun, le manque de devises met à mal l'économie du pays 

Direction le Cameroun, ou un euro est désormais échangé contre 800 Francs CFA 150 francs de plus que la valeur fixe. Depuis plusieurs semaines, la pénurie des devises étrangères affectent l'économie du Cameroun et des pays de la zone franc de l'Afrique Centrale. C'est donc le système D pour trouver des devises dans la rue.


Devises : la Fed devrait baisser ses taux de 25 points 

11/07/2019 | 13:12

Jeudi midi sur le marché des changes, la monnaie unique européenne conservait l'avance prise la veille face au dollar américain (+ 0,41%) en grappillant encore 0,09% ce midi, à 1,1241 dollar. En revanche, l'euro se tassait légèrement face au sterling, au franc suisse et au yen. Que retenir du premier rapport semestriel de politique monétaire présenté hier par le président de la Fed devant la chambre basse du parlement américain (il fera de même tout à l'heure devant le Sénat), ainsi que du compte-rendu du dernier comité de politique monétaire ? 'Certes, Jerome Powell et les 'minutes' du dernier FOMC ont clairement validé l'idée d'une baisse des taux directeurs à la fin du mois. Face à l'augmentation de l'incertitude, le comité de politique monétaire de la Fed désire prendre une 'assurance', par une baisse des taux directeurs', comment un analyste ce matin. 'L'économie américaine reste solide mais l'incertitude politique pèse lourdement sur le comportement des chefs d'entreprises et, face à un risque inflationniste limité, une baisse de 25 points de base des taux directeurs à la fin du mois est acquise. Mais le discours du président du Fed n'est pas suffisamment 'anxiogène' ou négatif pour anticiper une baisse de 50 points de base', ajoute-t-il. Certes, selon l'indicateur FedWatch du CME, la probabilité implicite la plus forte est, à hauteur de 69,3%, que le FOMC qui se terminera le 31 juillet ramènera le principal taux directeur de 2,25-2,50% à 2-2,25%. Notons cependant que la perspective d'une baisse de 50 points de base est remontée, en deux jours, d'un taux de probabilité presque nul à 30,7%. Enfin, chez la Banque Postale (LBP) AM, on indique ce matin : 'le recul annoncé du taux directeur américain doit se lire comme une 'invite' faite aux autres banques centrales à assouplir aussi leur réglage monétaire. Il n'y a pas que la BCE qui est concernée.' Parmi les annonces statistiques de la matinée, notons que l'indice des prix à la consommation d'Allemagne est, en données harmonisées, ressorti à 1,5% au mois de juin, soit un peu au-dessus les attentes. En France, il est comme prévu ressorti à 1,4%, là aussi en légère accélération séquentielle.


08/07/2018 = Devises : le dollar défie Trump en saluant l'emploi US

Le billet vert a bondi vendredi après la publication de chiffres de l'emploi plus solides que prévu aux Etats-Unis en juin. De quoi enrager Donald Trump, qui n'a de cesse de critiquer le dollar fort et la Fed, dont les taux sont selon lui trop élevés. 

Le dollar a salué vendredi par un vif rebond de solides chiffres de l'emploi en juin aux Etats-Unis. L'indice du dollar, qui mesure les fluctuations du billet vert face à un panier de six devises de référence, a ainsi bondi de 0,55% à 97,25 points après ces chiffres, avec un plus haut en séance à 97,44 pts. Les créations d'emplois ont atteint 224.000 en juin aux Etats-Unis, un chiffre bien supérieur aux 165.000 attendus, mettant à mal l'hypothèse selon laquelle la croissance américaine connaîtrait un net ralentissement... Une forte baisse des taux de la Fed dès sa réunion de juillet apparaît donc moins urgente, favorisant le rebond du billet vert et des taux d'intérêts. Le rendement du T-Bond à 10 ans a rebondi vendredi de 9 points de base à 2,04%. L'outil Fedwatch du CME Group table encore sur une baisse des taux de la Fed le 31 juillet, mais d'un quart de point plutôt qu'un demi-point. L'euro cédait de son côté vendredi soir 0,52% à 1,1225$, déprimé par l'annonce d'une baisse inattendue des commandes industrielles en Allemagne, qui relance les spéculations en faveur de nouvelles mesures d'assouplissement monétaire de la BCE. Les commandes à l'industrie de la première économie de la zone euro ont ainsi décroché de 2,2% en mai par rapport à avril, alors que le consensus tablait sur une quasi-stabilité (-0,1%). En outre, le ministère allemand de l'Economie a précisé qu'il n'y aurait probablement pas d'amélioration à court terme. La Fed "ne sait pas ce qu'elle fait". Aux Etats-Unis, Donald Trump s'est chaudement félicité des bons chiffres de l'emploi, vendredi, mais il s'en est une nouvelle fois pris à la Réserve fédérale, deux jours après avoir critiqué une nouvelle fois la force du dollar, menaçant même d'intervenir sur le marché pour affaiblir la devise américaine afin de rendre les entreprises américaines plus compétitives. 

Le président américain a accusé vendredi la Fed de ne "pas savoir ce qu'elle fait" et a jugé que l'économie américaine "serait comme une fusée" si la banque centrale baissait les taux. "Mais nous payons beaucoup d'intérêts et ce n'est pas nécessaire. Malheureusement nous avons une Fed qui ne sait pas ce qu'elle fait", a martelé le président devant des reporters depuis la Maison Blanche. "La Chine et l'Europe jouent le grand jeu de la manipulation des devises" Mercredi, via Twitter, Trump avait accusé une nouvelle fois la Chine et la zone euro de manipuler leurs monnaies, afin de rendre leurs produits plus compétitifs. Pour la première fois, il a évoqué une possible intervention du Trésor américain pour faire baisser le dollar, ce qui serait une première depuis 30 ans. "La Chine et l'Europe jouent le grand jeu de la manipulation des devises et pompent de l'argent dans leur système pour faire concurrence aux Etats-Unis", a déploré le président américain sur Twitter. "Nous devrions FAIRE COMME EUX ou continuer à rester assis comme des idiots à regarder les autres pays jouer leur petit jeu comme ils le font depuis de nombreuses années", a affirmé le locataire de la Maison-Blanche, qui est déjà lancé dans sa campagne en vue d'une réelection en 2020, qui dépendra notamment de la bonne santé de l'économie et de la Bourse américaine.


07/07/2019 = La BPC confiante dans la régulation des flux monétaires

Les autorités de la régulation financière de Chine ont indiqué que le pays maintiendrait les fluctuations transfrontalières de capitaux sous contrôle au cours de la poursuite de l’ouverture du secteur financier, afin de limiter les risques d’exposition aux fonds spéculatifs extérieurs. Le pays est en train de prendre des mesures pour « éliminer les fluctuations des flux de capitaux transfrontaliers et réduire leur impact sur le taux de change », a expliqué Huo Yingli, la directrice générale de l’Administration macroprudentielle de la Banque populaire de Chine (PBC), la banque centrale du pays. Ses remarques ont fait suite à la mise à niveau du plan d’ouverture nationale par les législateurs de Chine, à la suite du Sommet du G20 au Japon. Les dirigeants chinois se sont engagés à lever toutes les restrictions sur les investissements étrangers en-dehors d’une nouvelle édition de la liste négative, mais également à se concentrer sur une plus grande ouverture dans de nombreux domaines clés, notamment le secteur financier. La banque centrale est en train de renforcer le contrôle des flux de capitaux transfrontaliers, afin de limiter les fluctuations imprévues qui pourraient nuire à la stabilité du yuan, a indiqué samedi dernier Huo Yingli, lors d’un forum financier. Les autorités de régulation équilibrent l’ouverture plus large avec la stabilisation du marché et accompliront une ouverture de haute qualité, même si les difficultés de contrôle des risques sont en hausse, a-t-elle souligné. Huo Yingli a confirmé que les restrictions sur les transactions financières transfrontalières, à la fois entrantes et sortantes, diminueront progressivement jusqu’à leur suppression complète.

Face aux incertitudes découlant des tensions commerciales, certaines régions et certains pays préfèrent aujourd’hui utiliser leurs propres devises dans le commerce et l’investissement mondial, déclenchant des réformes dans le système monétaire mondial basé sur le dollar US et apportant plus de potentiel pour l’utilisation plus large du yuan dans le monde, a-t-elle noté. Les autorités monétaires œuvrent à supprimer les obstacles dans le processus d’internationalisation du yuan, indiquent les observateurs. Ces derniers s’attendent à ce qu’une plus large ouverture du marché financier chinois stimule de manière substantielle l’utilisation du yuan à l’étranger. Selon l’Institut monétaire international (IMI) de l’Université Renmin de chine, la part du yuan dans le commerce, l’investissement et les réserves étrangères dans le monde est passée de 2,95 % à la fin 2018 à 3,2 % au premier trimestre de cette année. Elle a enregistré un pic historique à 4,91 % au deuxième trimestre de l’année dernière, alors que les investissements directs mondiaux diminuaient du fait des tensions commerciales croissantes. Le yuan est alors devenu la troisième devise internationale la plus importante au monde, surpassant la livre sterling et le yen japonais. Les autorités de régulation des changes tentent de combiner les marchés des changes onshore et offshore, qui utilisent actuellement des taux de change du yuan différents. Par l’intermédiaire des banques à Hong Kong, les investisseurs étrangers sur le marché offshore peuvent échanger des devises étrangères en se basant sur les taux de change onshore, a expliqué Huo Yingli. Rien n’empêchera plus les institutions étrangères de réaliser des transferts par le biais des différents programmes de connexion des investissements, comme le mécanisme de connexion boursière et obligataire entre la partie continentale de la Chine et Hong Kong, ou encore le mécanisme de connexion boursière entre Shanghai et Londres, a-t-elle ajouté.

D’après Wang Fang, un professeur de l’IMI, les entreprises et les institutions financières chinoises doivent renforcer leurs capacités à gérer les risques dans les transactions commerciales transfrontalières, mais aussi prévenir les risques législatifs et juridiques provenant de certains pays étrangers. La participation des investisseurs étrangers dans le marché financier intérieur chinois est de plus en plus importante. Selon la Banque centrale, la détention étrangère d’obligations chinoises a atteint les 1890 milliards de yuans (244 milliards d’euros) en mai, enregistrant une hausse de 27 % en glissement annuel. Les investissements étrangers dans les actions cotées onshore ont quant à eux atteint les 1510 milliards de yuans, soit une croissance de 14 % en glissement annuel. A la fin du mois de mai, la Chine a dépassé le Japon pour devenir le deuxième plus grand marché obligataire au monde.


03/07/2019 = Devises : légère reprise de l'euro

Mardi midi sur le marché des changes, la monnaie unique européenne se reprenait de 0,11% face au billet vert américain, à 1,1299 dollar, après sa glissade de la veille (- 0,87%). L'euro progressait de manière plus marquée contre le sterling (+ 0,34% à 0,8962). Le billet vert a été porté hier par l'annonce de la reprise des négociations commerciales entre les Etats-Unis et la Chine, et de davantage d'optimisme autour du dossier de l'équipementier télécoms chinois Huawei. Même si la Fed pourrait se montrer plus accommodante encore dans les mois qui viennent. 

Les statistiques européennes ont été rares ce matin, à l'exception des ventes au détail allemandes de mai, dont la hausse sur un an (+ 4%) a dépassé les attentes du consensus (+ 2,7%). Reste enfin l'interminable dossier du Brexit, alors que les membres du Parti conservateur sont en train de départager celui qui, de MM. Johnson et Hunt, deviendra probablement le futur Premier ministre. Nombreux sont les observateurs qui redoutent un 'hard Brexit', soit une sortie du Royaume-Uni de l'UE sans accord. Chez UBS Global Wealth Management, on se veut confiant : 'un Brexit sans accord est peu probable le 31 octobre. Un scrutin législatif ou bien un deuxième référendum devraient suivre', indiquent les analystes ce matin.


AFP•02/07/2019 à 17:20 = L'euro cherche à progresser face au dollar après des informations venant de la BCE

L'euro montait un peu face au dollar mardi, dans un marché animé par des informations sur la politique monétaire de la Banque centrale européenne. Vers 11H35 GMT (13H35 à Paris), l'euro gagnait 0,15% à 1,1303 dollar, après avoir perdu 0,67% lundi. L'euro, plutôt stable face au billet vert en début de séance, s'est soudainement apprécié après que Bloomberg a révélé, citant des sources proches, que les responsables de la Banque centrale européenne ne voyaient pas d'urgence à baisser les taux d'intérêt dès la prochaine réunion, prévue à la fin du mois. 

"Les marchés avaient réellement considéré une action de ce type comme acquise, mais cela les a calmés", a commenté auprès de l'AFP Chris Beauchamp, analyste pour IG. Une baisse des taux d'intérêt, décidée afin de soutenir l'économie, a également pour effet de rendre l'euro moins rémunérateur et donc moins attractif pour les cambistes. Le fait que la BCE ne voit pas d'urgence à décider d'une telle action a donc tendance à soutenir la monnaie unique. De plus, les tensions entre l'Italie et la Commission européenne pourraient s'apaiser après que Rome a indiqué viser désormais un déficit autour de 2% du PIB en 2019, contre 2,4% auparavant, avaient déjà souligné un peu plus tôt Lee Hardman et Fritz Louw, analystes pour MUFG. Lundi, les taux d'emprunt de l'Italie se sont détendus, relâchant un peu la pression qui pèse sur le pays. 

Eviter une nouvelle crise de la dette en Italie serait "un développement bienvenu" qui bénéficierait à la monnaie unique, étant donné la faible croissance de la zone euro, ont expliqué MM. Hardman et Louw. Mais la devise européenne a cependant rapidement effacé une grande partie de ses gains acquis suite à la publication de Bloomberg, tandis que "la vision accommodante du discours de M. Draghi reste en place", a poursuivi M. Beauchamp. Il y a deux semaines, Mario Draghi, le patron de la BCE, avait jugé que des "mesures de relance supplémentaires seront nécessaires" si l'inflation continuait à s'éloigner du niveau légèrement inférieur à 2% visé par l'institut. Cette légère remontée de la devise européenne survient au lendemain d'une nette baisse, due notamment à la trêve commerciale conclue ce week-end entre les Etats-Unis et la Chine. 

Celle-ci a profité au dollar car, selon les analystes, elle diminue les risques qui planent sur l'économie américaine, et donc la pression qui pèse sur la Fed pour baisser ses taux. Avant l'ouverture du marché américain, la devise australienne poursuivait sa hausse face au billet vert, gagnant 0,4% à 0,6993 dollar américain pour un dollar australien. La Banque centrale australienne (RBA) a décidé mardi d'abaisser son taux d'intérêt pour la deuxième fois en moins d'un mois, à 1%, un plus bas historique, afin de soutenir son économie qui n'a pas connu de récession depuis 28 ans. Cette décision était attendue par les marchés. Surtout, l'institution a modifié son communiqué par rapport à sa précédente réunion en soulignant qu'elle ajustera sa politique monétaire, mais seulement "si nécessaire". "Concrètement, cela signifie que la banque centrale australienne n'est plus en pilotage automatique et ne baissera pas ses taux aveuglément" dans le futur, a expliqué Ulrich Leuchtmann, analyste pour Commerzbank.


L'euro reste en hausse face au dollar après la nomination de Christine Lagarde à la BCE

 L'euro demeurait en légère hausse face au dollar mardi, dans un marché animé par des informations sur la politique monétaire de la Banque centrale européenne, le marché accueillant par ailleurs de manière mutique la nomination de Christine Lagarde à sa tête. Vers 19H00 GMT (21H00 à Paris), l'euro gagnait 0,09% à 1,1296 dollar, après avoir perdu 0,67% lundi.  A la tête du Fonds monétaire international, Christine Lagarde, 63 ans, à été désignée pour prendre la présidence de la Banque centrale européenne, la première femme à diriger cette institution très stratégique pour l'Europe.

"Elle est taillée dans la même étoffe que Mario Draghi", le président sortant, a réagi Joe Manimbo de Western Union pour justifier l'absence de réaction des marchés à cette nomination. "Cela suggère que la BCE va continuer sur sa voie actuelle, à savoir apporter du stimulus à l'économie" à travers notamment des taux d'intérêt bas, a-t-il ajouté. Cette politique a tendance à avoir pour effet d'affaiblir la monnaie unique, les baisses de taux rendant moins attractive car moins rémunératrice l'acquisition de cette devise. Mais l'euro demeurait en hausse face au dollar mardi après que Bloomberg a révélé plus tôt, citant des sources proches, que les responsables de la BCE ne voyaient pas d'urgence à baisser les taux d'intérêt dès la prochaine réunion, prévue à la fin du mois. "Les marchés avaient réellement considéré une action de ce type comme acquise, mais cela les a calmés", a commenté Chris Beauchamp, analyste pour IG. De plus, les tensions entre l'Italie et la Commission européenne pourraient s'apaiser après que Rome a indiqué viser désormais un déficit autour de 2% du PIB en 2019, contre 2,4% auparavant, avaient souligné un peu plus tôt les analystes de MUFG.

Eviter une nouvelle crise de la dette en Italie serait "un développement bienvenu" qui bénéficierait à la monnaie unique, étant donné la faible croissance de la zone euro, ont-ils expliqué. La devise européenne a cependant rapidement effacé une partie de ses gains acquis après la publication de Bloomberg, tandis que "la vision accommodante du discours de M. Draghi reste en place", a poursuivi M. Beauchamp. Il y a deux semaines, Mario Draghi avait jugé que des "mesures de relance supplémentaires seront nécessaires" si l'inflation continuait à s'éloigner du niveau légèrement inférieur à 2% visé par l'institut. La légère remontée de la devise européenne mardi survient au lendemain d'une nette baisse, due notamment à la trêve commerciale conclue ce week-end entre les Etats-Unis et la Chine. Celle-ci a profité au dollar car, selon les analystes, elle diminue les risques qui planent sur l'économie américaine, et donc la pression qui pèse sur la Fed pour baisser ses taux.


L'euro quasi-stable contre le dollar

(AOF) - La monnaie unique s'effrite de 0,02% à 1,368 dollar en fin d'après-midi. la principale statistique du jour n'ayant pas réservé de surprise. L'inflation IPCH, qui permet la comparaison avec les autres pays européens, s'est élevée à 0,1% en juin 2019 par rapport au mois précédent en Allemagne. L'inflation a atteint 1,3% en rythme annuel. Le consensus Reuters visait une progression de 0,1% en juin et une hausse de 1,3% en rythme annuel. L'inflation allemande est bien inférieure à l'objectif de la BCE d'environ 2%.


Calme plat sur le marché des changes, avant la tempête ?

LONDRES (Reuters) - Les marchés des changes sont tellement calmes que le responsable européen des ventes sur les devises de Nomura s'est mis à l'obligataire. Il n'y a aucun intérêt à présenter des opportunités sur les changes aux clients en l'absence de forts mouvements de marché qui pourraient éveiller leur intérêt, a dit Fabrizio Russo à Reuters. "C'est inutile. Quand les marchés sont calmes, c'est vraiment inutile d'appeler (les clients)." "Je leur vends des obligations" a-t-il ajouté soulignant le contraste entre l'apathie du marché des changes et la ruée sur les obligations d'Etat européennes au cours des dernières semaines. Fabrizio Russo est loin d'être le seul à expérimenter le "déserte des cambistes" à Londres, qui reste la principale place sur un marché des changes mondial qui traite l'équivalent de 5.100 milliards de dollars en moyenne chaque jour. Pour les traders les plus anciens, cette situation n'est pas sans rappeler celle qui prévalait avant l'éclatement de la grande crise financière de 2008. L'indice Deutsche Banks de la volatilité sur le marché des changes, en baisse depuis 2017, est tombé à un plus bas de quatre ans et demi et se situe actuellement aux deux tiers de ses niveaux de début 2019 et plus de 50% en dessous de ses pics d'il y a trois ans. La faiblesse de la "vol", le diminutif pour les mesures de la volatilité implicite calculées à partir des cours sur les options, montre que l'ordre règne en apparence sur le marché des changes, excluant les brusques mouvements qui sont autant d'occasion de gagner de l'argent et d'alimenter la demande pour des produits de couverture. Alors que les grandes banques centrales ont toutes signalé leur intention de renouer si nécessaire avec leur politique d'assouplissement extraordinaire, la déprime des cambistes risque de se prolonger avec la convergence vers zéro des taux à court comme à long termes et un nouveau rétrécissement des écarts de rendement entre les principales devises.

L'inertie du marché des changes aux turbulences des marchés était patente le 18 juin après les déclarations du président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, se disant prêt à faire le nécessaire pour ranimer l'inflation au sein de la zone euro. Cette déclaration, qui a pris les marchés de court, a fait plonger le rendement des emprunts d'Etat allemand à 10 ans à des plus bas records et brièvement fait passer celui des emprunts d'Etat français en territoire négatif pour la première fois. L'indice Stoxx 600 des valeurs européennes a bondi de 2% sur la séance. Qu'a fait l'euro ? Il n'a reculé que de 0,4% par rapport au dollar, un mouvement bien faible par rapport à ceux enregistrés depuis sa création et seulement sa quatrième plus forte variation quotidienne depuis le début du mois de juin. L'euro/dollar, la paire de devises la plus traitée au monde, ne s'est pas négocié en dessous de 1,10 dollar, ni au-dessus de 1,16 dollar depuis octobre, soit une fourchette d'à peine plus de 4% en dépit des craintes de récession, de la guerre commerciale et du revirement monétaire de la Réserve fédérale. En revanche, la volatilité sur les bons du Trésor américain est au plus haut depuis avril 2017 tandis que l'indice VIX de la volatilité sur le S&P 500 se maintient près de deux fois au-dessus de ses points bas de 2017. "La Fed est complètement à la manoeuvre et les taux décalent nettement mais il n'y a aucune traduction de cela sur le marché des changes. C'est étrange à voir", a dit Russell LaScala, co-responsable des changes chez Deutsche Bank. "C'est devenu une classe d'actifs très endormie."


Marché des changes : une compétition plus acharnée en 2018

Pour la deuxième année consécutive, JPMorgan est leader mondial du marché des devises mais Deutsche Bank remonte la pente. Deux firmes de trading haute fréquence concurrencent les banques dans leur chasse gardée historique. BNP Paribas a 3% de part de marché et SG 2,2%.

Pour la deuxième année consécutive, JP Morgan est la banque leader mondiale sur les devises avec une part de marché de 9,8 % en 2018 contre 12,1 % l'année précédente, selon le classement annuel établi par « Euromoney ». Deutsche Bank, longtemps premier avant un décrochage, a regagné 6 places pour arriver au second rang et talonner la banque américaine. Elle est leader en Europe avec 10,8 % de part de marché et au troisième rang mondial sur le segment des options de change. Automatisation : Deux firmes de trading haute fréquence, les automates de trading ultrarapides, XTX Markets (4e) et HCTech (7e) font  partie du top 10 mondial . Elles sont devenues de  redoutables concurrentes pour les banques sur le segment des devises. Elles se sont développées sur les changes depuis une dizaine d'années pour diversifier leurs sources de revenus au-delà des actions. XTX markets est numéro deux en Europe comme en 2017. Goldman Sachs (10e) est la plus régulière des banques d'investissement. Elle bénéficie notamment d'une large clientèle dans la communauté des hedge funds et institutions financières. Citi est numéro 1 sur le segment des fonds alternatifs. Le classement est bien plus resserré que pour l'année 2017. Il existe 5,3 % d'écart de part de marché entre le premier et le 10e, contre 7,7 % lors du précédent palmarès. Le palmarès inclut les banques habituées du top 10, comme Citi (3e), UBS (5e) et HSBC (8e). SG  a augmenté sa part de marché de 1,5% à 2,2% et BNP Paribas a vu la sienne reculer de 3,3% à 3%.

Deux tiers du marché : La part de marché cumulée des 5 (40 %) et 10 (65 %) premières banques sur les changes est demeurée pratiquement identique d'une année sur l'autre. Le marché s'est déconcentré ces dernières années. En 2011, les cinq premiers établissements s'appropriaient 55 % des volumes mondiaux et les 10 premiers, 78,5 %.  Une cartellisation qui avait favorisé la dérive des grandes banques, impliquées dans de nombreux scandales.